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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

quelques mots

Publié le 31 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

quelques mots

 

J'emploie l'adjectif enrubanné, comme d'autres diraient enguirlandé...

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L'histoire de Rature Rainbow : coches ratés

Publié le 31 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

L'histoire de Rature Rainbow : coches ratés

Episode 11 : coches ratés

 

J’ai tant de coches loupés à mon actif que la liste exhaustive ne sera jamais comblée.

D’abord les coches des jours givrés, loupés par manque de clairvoyance. Ceux-là me narguent quelquefois, à coup de flashes aveuglants et de musiques faramineuses. J’ai bâti pour eux, dans l’antre de ma mémoire à l’ombre de mes jours heureux, une stèle taillée dans les regrets inutiles, exsangue et désossée.

Il y a eu les coches ratés qui caracolaient trop haut au-dessus des étoiles. Ils avaient besoin de bras suppliants que je n’ai jamais voulu lever.

Et puis ces autres, complètement irresponsables avec des horaires décalés en permanence, que je laissais pendre haut et court les biffant de ma liste dans un geste de rage insupportable.

Comme je ne voulais plus vivre en suspens, usant de l’adage que l’on est rarement mieux servi que par soi-même, un jour de grande chance, j’ai sauté dans celui en partance pour la suite de mes jours, et j’ai fait de mon corps le coche de référence.

Aux pieds, bien calés sur des semelles calfeutrées, j’ai rangé avec soin mes peurs d’avancer et mes pas glissants, puis j’ai celé la clef dans la doublure de mes rêves supendus dans l’entrée.

A l’étage supérieur, lieu traditionnel des hermétismes bouillonnants, j’ai disposé un toit sur pilotis qui laisse entrer et sortir la lumière à son gré. Tant pis pour les courants d’air et l’eau glacée des jours d’orage. C’est là que j’ai assisté à des envolées superbes luttant contre les vertiges étranges qui engloutissaient tout dans leurs volutes. Là, que j’ai supplié Dieu et les siens d’accepter que je ne vénère personne. Là, qu’il m’a tendu en échange une corde salée pour faire claquer mes oripeaux aux quatre vents.

J’ai peaufiné mes coins de bouche et creusé des sillons pour que les sourires à foison déposent leur nacre. Sur le front balayé de mèches rebelles, j’ai dessiné en lettres capitales quelques interrogations.

Certains jours hors du temps, j’ai pu voir l’âme enfouie mouiller au vert tendre de mes yeux et s’accouder au bastingage.

Dans mon ventre, protégées dans l’ambre épais de mes chairs, je porte mal les angoisses du monde, je ne connais pas tous les noms.

Sur le cambré de mes reins, en frissons passion, chute le pommier de l’Eden dans une fougue intense qui fouette mes veines du souffle de terres inconnues.

Parfois, au détour d’un chemin de traverse, il m’arrive encore d’apercevoir le clin d’œil d’un coche malicieux, que la vie emporte dans son sillage et me laisse la langue gourmande…

 

à suivre…   

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L'histoire de Rature Rainbow : guilty

Publié le 22 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

 

Episode 10 : Guilty

 

Je plaide coupable : je m'appelle Rature Rainbow, un nom indégommable qui durera le temps que dure ma vie.

J'ai une tendance particulière à me lover dans le moindre recoin de tendresse. Sauf que trop souvent, je me fourvoie. Les miroirs aux alouettes sont légions dans les tendres contrées. J'ai seulement posé mes pas dans la poussière. 

C'est tellement rare une tendresse qui tend les bras vers une autre tendresse.

La compassion est un leurre. Elle a été capturée dans un rayon de soleil prisonnier des contrevents à moitié fermés par un jour de trop forte chaleur.

Chacun compatit sur sa propre peine sans se demander vraiment ce que ressent l'autre.

Combien de mes questions restent sans réponse ?

Quatre-vingt-dix-neuf questions sur cent, très exactement. Testé à sang pour sang. 

Pour ne plus souffrir, il faut que j'apprenne à me taire, à me renfrogner dans mes silences, à éteindre mes rires, à remballer la lumière, à étouffer mes mots imbéciles, il faut que j'apprenne à ranger mes crayons de couleurs, mes jouets qui trainent, il faut laisser la chambre propre et vide.

 

 

à suivre... 

 

 

 

 

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L'histoire de Rature Rainbow : à l'encre bleue

Publié le 21 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

         

le même jour de mai (1)

 

 

Episode 9 : à l'encre bleue


       

Vert défendu d'un regard sombre agenouillé dans la forêt des heures étranges, mon corps entier est magma, Terre de feu.

Flammes et fumeroles, pas posés entre pierres incandescentes, passage d'une soif salée qui dégouline dans l'encre bleue.

Les elles calcinées, ma tête éclate à se prendre pour le maître du je.

Mon démon est un gentil diable, qui se perd à la moindre incartade. Pour ne pas avoir à se vendre, il enterre ses pages blanches sous les cendres de mes nuits à fleur de peau. Là où je les consume, aimante, et les récite aux murs hantés d'échos.

Derrière mon ciel chargé d'orages, mes amis de Lune ont la tête dans les nuages. Ils sont mon lourd et tendre horizon, les draps froissés de mes rêves défaits, l'étendue de ma désillusion.

Pour eux, je calme mes ardeurs et les sens adoucis, pensées de miel, j'affine enfin mes caresses d'un revers de main que je veux douce sur le rose enflammé des jours.


 

à suivre... 

 


 

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Somewhere over the rainbow

Publié le 20 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

 

 

 

 

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Mal au coeur

Publié le 20 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Poèmes, etc...

 

un ciel au soir en décembre

 

Dans la niche de mon regard

teinté d'automne et de nuits brunes

des amis de loin les traits légers

dessinent de leurs mains

en hiéroglyphes indifférents

un noël de prunes acides et d'épines

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Norah Jones

Publié le 19 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

 

 

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Windblow

Publié le 19 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Poèmes, etc...

 

 la lune

 

 

Windblow

 

griffures sous la peau

pas un souffle ne tremble

englouti le feu couve 

déveine des rêves 

vers l'oubli s'emballe

 

 

 

 

 

 

 

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Love you like a love song

Publié le 17 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

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Tellines en apéro

Publié le 17 Décembre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

Une fois n'est pas coutume, voici un met délectable qui vaut bien quelques mots ici.
Délicieux pour un apéro léger et goûtu, comme ce fut le cas hier, au repas de fin d'année entre collègues.

Miam... à se lécher les doigts ! ^^
 
Tellines.jpg
 
 
La telline est l’appellation méditerranéenne d’un petit coquillage appelé «pignon» en Vendée, «douceron» en Normandie et dont le nom scientifique est Donax Trunculus.
 

De petite taille, il est pourtant extraordinaire au goût, à la fois salé, iodé et sucré avec un léger goût de noisette.  Dans nos régions languedociennes où il existe en abondance on l’apprécie énormément, juste ouvert au feu avec un poil de vin blanc, et un peu de persil. Ce coquillage qui s’enfouit dans le sable, et qui exige qu’on le fasse dégorger avant de le consommer, peut se ramasser en certains endroits à la main, mais compte tenu de sa taille il  faut des quantités importantes  pour espérer en faire un plat principal ou même une entrée pour quatre personnes.

 

Ma recette :

Faire dégorger les tellines, une à deux heures, dans de l'eau salée (l'idéal étant dans de l'eau de mer), pour éliminer le sable

Ecraser des gousses d'ail rose de Lautrec dans un saladier

Ajouter du persil émincé très fin et de l'huile d'olive de très bonne qualité

Faire ouvrir les tellines à feu vif  dans une sauteuse avec un peu d'huille d'olive  (attention de ne pas trop les cuire)

Les verser avec une écumoire dans le saladier

Filtrer quelques cuillerées de l'eau rendue par les coquillages et les ajouter dans le saladier

Remuer, c'est prêt !

Régalez-vous ! 

 

 

 

 

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