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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Le jour coton

Publié le 31 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

A tâtons nus sous le tiède de mes draps
entre les plis de ma nuit haussée
yeux mi-clos jusqu’au jour qui brode
pensées lisses déjà je sais 
qu’il sera tout ouate et gris 
ce jour glissant comme on s'enfuit
ses mains zélées d’embruns
ourlant de flou la brume
de mes songes exilés nés de Lune 
évanouis un chaste matin 
le monde a le goût de presque rien
la candeur lourde et acide
des secrètes blessures 
Le jour coton
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Assouvir le désir de façon anodine

Publié le 31 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Assouvir le désir de façon anodine

Au jeu des illusions
je veux des mots pas menteurs 
des mots sanglots rafistolés 
des mots bonheur fou 
des mots in en sourdine
des mots enrobés de tendresse
des mots pas dits par en-dessous
des mots dépendus du plafond
des mots clowns en trompe-l’œil 
des mots ivres barbouillés de fête
des mots préambules 
des mots paillassons
des mots arabesques 
des mots marmots nés anonymes
des mots déballés sans raison
des mots pas pour poser au salon
des mots jetés au vent amnésique 
des mots portés au bûcher
des mots inutiles dansant la gigue
Je veux encore 
des mots élastiques
des mots transit
des mots jouissifs qui portent nus
des mots sans son la bouche en Ô !
des mots rythmiques un peu dingo
des mots cœur à point
des mots qui échappent
des mots qui étripent 
des mots colimaçons lovés dans mon giron
des mots anéantis
des mots bulles d'oxygène
des mots qui rient entre les dents 
des mots fendus en coin
des mots taiseux babines alléchées
des mots jours de colère
des mots sans douleur
des mots comme ça
juste des mots pour flouter effacer
pure gomme aérobique 
des mots en somme pour faire la nique

 

Assouvir le désir de façon anodine
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Pécaïre !

Publié le 25 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

Pécaïre

 

En équilibre sur un élan
je cherchais le fil
heurtée aux plumes des autres
belles, vivantes, tristes parfois
si pleines de ces choses de la vie
qui remplissent même si mal le vide
effroyable

Des plumes au gré des mots
palpitations qui bruissent
sang qui rougit les sanglots
je cherchais l'inspiration
avide de souffle pressée par le tempo
d'une urgence qui vrille ma peau
j'ai trouvé le frisson dans l'immense
alors je m'y suis noyée

 

 

Pécaïre !

 

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Ménage sur les états où j'erre

Publié le 18 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Ménage sur les états où j'erre

 

Le printemps impatient oblige
voilà que m'encombrent au bout des pensées
entre deux gribouillis et trois courants d'air
les gravats de sentiments en vrac et autres débilités

Un départ impromptu pour le Paradis
me laissant désorientée a précipité
l'amant du hasard dans mon lit
inadéquat, sans-gêne et goujat je lui dois
une peine immense et de me flageller
folle que j'étais pour le reste de mon éternité

Au royaume des poussières ont valdingué
des goûts que j'avais de mots, de chants
de faire confiance aux gens
et autre lourde et gourde logorrhée

Mars encore emmitouflé de janvier
souffle une renaissance à prendre ou à laisser
un sang furieux qui pulse dans ma veine
une envie ou pas de la taillader...

C'est décidé, je n'attendrais plus seulement le bus
pour prendre la vie au pied levé

Ménage sur les états où j'erre
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Mes courbes profondes

Publié le 17 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Mes courbes profondes

Je suis née gauche à coups de trac
à coups de trique la vie m’a redressée
noyée dans le triste de l’avant hier
bouclier dérisoire par peur de m’éclater
j’ose à peine peu de choses
j’use vraiment léger
j’aime surtout les roses
je hume le vent poumons serrés
je suis née gauche douce réprimée
de travers la vie a tort
rien à faire et je le sais
pliée d’avance je vais casser
Mes courbes profondes
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A peine vive

Publié le 13 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

A peine vive

 

J’ai la peau mal hérissée par nature
une douleur latente à la racine
un mal de chien fou couchée fusil braqué
la chanson scie canon posé sur ma vie
qui hurle les soirs de peine à la lune
recroquevillée sur mes mots manqués
galets ronds enfoncés sous ma langue
au fond de mon lit creusé dans la plume

 

 

 

A peine vive
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De façade

Publié le 9 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

De façade

De façade

 

Doucement je me décolle
jour après jour en lambeaux
je quitte le masque
il résiste par endroits

Irritée ma peau à deux balles me dit
gomme la majuscule
allant de l’avant taille ta veine
là où le sol se dérobe sois sans peur
c’est normal que ton pas chancelle
ton souffle court à perdre haleine
tes nuits fanées d’apocalypse
à dépiter ton oreiller
tes doigts gourds sur le clavier

Ma peau me dit encore tout bas
use à tout-và du sel
celui qui perle à l’eau des larmes
aspire à la vie son sang son miel
chipe les mots ronds et bâtons
indociles comme ils sont
comme ils viennent
enlove l’étrange mélopée
tendre volupté suppliante à tes pieds
l’amour enlacé tu verras ronronne
les soirs de lune à moitié pleine

Doucement je me décolle
j’ai froid je tremble
mes elles en boucle
je lisse mes heures
…
De façade
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Nue sous la houppelande

Publié le 7 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Nue sous la houppelande

 

De virgules en pages tournées
liant culture mainstream
à mon intime complexe
entre syntaxe et sémantique
romantique à petits feux brodée
la vie entière je me suis bridée

Dans le creux de mes nuits douces
abreuvée au miel des mots
sous l’épaisse houppelande
j'ai rêvé flambant neuf
d’un amant singulier
comme on rêve d’une histoire
à faire pâlir l’éternité

Cascade magistrale
du haut de la falaise fadaises
heurtée par de la pacotille
un jour de mai j’ai dégringolé

On pourra écrire sur ma tombe
sans fleurs posthumes s'il vous plaît
à ciel large ouvert
‘’idéal, tel Omar, m’a tuer’’

 

Nue sous la houppelande
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Grisée aux graffitis

Publié le 6 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

J’écris pour interroger le silence.
Ces murmures qui feutrent mon à vif et étreignent mon âme dans l’enfer abrupt de leurs certitudes.

J’écris comme d’autres se shootent,
afin d’éteindre la lucidité qui m’éblouit et me noie dans le glauque du jour sans tain.

J’écris pour redonner de la voix au romanesque,
à la pureté des sentiments.

J’écris comme je me leurre,
pour sculpter la chair de la vérité à l’image de mon idéal.

J’écris pour rendre à l’amour son insupportable fardeau
et souffler la flamme qui vacille derrière mes carreaux…

Grisée aux graffitis
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L'heure tendre

Publié le 6 Janvier 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

L’heure est tendre.
Les mots déballent leur peau trouée, roués d’encre et de poudre aux yeux.
Mes rêves butés, fantômes aux abois, m’étouffent.
J’ai avec le ciel une histoire ancienne, au bord de mes cils des rides profondes.
Je suis poète des petits jours parfumés de longs sanglots.
De mes nuits rougies irradie le monde, un rire tremblant agrippé aux lèvres...

L'heure tendre
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