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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

L'heure d'avant zéro

Publié le 30 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

L'heure d'avant zéro

 

Lovée du bout des doigts au bras du jour

je cours sans le vouloir vraiment

je cours vers l'impatient qui frémit

demain ce jour nouveau devant ma porte

que le diable à petit feu emporte

 

Inexorablement les matins se défilent

subsistent dans ma chair des empreintes débiles

le temps maçon les façonne comme il peut

imbroglio amalgamé de mal vécu et de rêve

de souvenirs festonnés à même la peau

de regrets étouffés dès les premiers sanglots

 

A ma bouche un souffle suspendu psalmodie

rien n'y fait ce foutu temps glisse...

 

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Christian BOBIN

Publié le 28 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

L'écriture c'est un ange. Un sourire qui cherche la sortie.

La grande vie

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Un matin de frime

Publié le 28 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Un matin de frime

 

Aux doigts légers des fées de givre

s'est accroché le jour nouveau

sur la mousse des toits fumants

dans les recoins de l'ombre épaisse

l'air respire le bleu suspendu

 

Du giron de la nuit en lambeaux

s'étire et frissonne un soleil pâle

de l'or à foison plein son halo

 

Dans le silence évanescent un rêve a pris la pose...

 

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Mes soleils couchants

Publié le 26 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

- horizon rose du 25 décembre 2018 -

 

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Embrouille

Publié le 24 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Embrouille

 

Même si par manque le ventre se déchire, n'avoir à tout jamais que le goût des choses simples, le goût des coquilles vides et tant pis pour la soif en délire.

 

Aimer, être aimé, est un double-tranchant qui coûte cher.

 

Il faut avoir le goût du risque, le goût du luxe pour s'offrir pareille aventure, le goût du clinquant et de l'ostentatoire, le goût des feux de paille qui ne durent jamais longtemps. Il faut surtout être inconscient.

 

Pour se protéger, il faut cultiver la quiétude, il faut apprendre à jouer au chat et à la souris, à ne jamais se laisser prendre dans des filets douteux. Il faut résister à l'appel du grand large, à l'attirance des hauts sommets et refuser de céder à la langueur des vertiges les yeux fermés.

 

Quand on garde en soi, enfermé à double-tours, tout l'amour que l'on est capable de donner, la crainte de la perte s'efface d'elle-même. Enfin, elle le devrait...

 

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L'usage des jours

Publié le 23 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

L'usage des jours

 

Au clair de l'une de mes fenêtres d'orage

sombre la nuit des jours passants

le temps file au bras de sa mortelle compagne


Dans ma citadelle où ne bout presque plus la rage

coule en vrille parfois une larme intense et lasse

par grappes entières la joie s'éparpille


Un sang tiède coule ma veine et dissout mes os

ma peau en charpie n'est plus à vendre

l'encre de mes jours se fait légende

 

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Sandra Jayat

Publié le 22 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

 

« Quand tu ne sais plus où tu vas, tu dois savoir au moins d'où tu viens. »

Sandra Jayat

FAUX PAS

 

J'ai forgé ma silhouette

Pour ne pas me salir aux heures

Aux coups des nuits des solitaires

Des renfermés sous le soleil

 

Je donne un sourire blindé

Vous êtes contents moi je m'angoisse

Oui j'ai raté ma mise en terre

Les nœuds s'entassent dans mes entrailles

 

Le dieu de la chance est sur mes lèvres

Vêtu de rêves festonnés de sommeil

Je m'étire sur la vague d'un hier

Qui me fait face m'insulte et me dédaigne

 

Je crie au diable les injustices

Le feu rampe sur ma destinée

La glace attend avant d'agir

Les mots doivent avoir une coquille

 

Il ne faut pas toucher au destin

Il s 'est tracé ce qu'il voulait

J'ai voulu chercher sous son emprise

Le temps a fait un faux pas

 

Je viens de casser un mot en deux

Avec ma tête j'ai ressorti

Tout ce que contient son ventre

Et je me perds en regardant les murs

 

Les mots n'ont pas inventé

Le silence


 

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Chat errant

Publié le 20 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Chat errant

 

Quand on est gosse on a pas son mot à dire. Alors, quand la vie vous bourlingue, il faut la suivre en ravalant ses larmes.

De mes trois ans à mes onze, j'ai connu autant d'horizons que j'ai de doigts à une main. De quoi susciter pour une vie entière la détestation des départs.

Sur ce terreau a poussé comme une herbe folle mon aversion des voyages et ma crainte de perdre, à peine connus, les gens auxquels je m'attachais spontanément.

Par défense, pour ne plus avoir mal, il y a des moments où on ne résiste plus. Des moments où il faut savoir fermer les yeux du dedans et retenir son souffle.

Tout doucement s'est dressée une barrière entre le monde des autres et le mien, renforcée par l'incompréhension mutuelle qui grandit chaque jour un peu plus...

 

A suivre...

 

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Vénus

Publié le 19 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Poèmes, etc...

 

Vénus

Là-haut si haut

le ciel et ses faubourgs

ta bouche tes mots

ta peau contre ma peau

 

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Fabrizio De André

Publié le 16 Décembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

« L’artiste du futur comprendra qu’inventer une fable, une chanson émouvante, une comptine […] et dessiner une image capable de réjouir des dizaines de générations ou des millions d’enfants et d’adultes, est immensément plus important et fécond qu’écrire un roman ou une symphonie ou encore peindre une toile susceptible de distraire, pour quelque temps, un nombre réduit de personnes des classes riches, pour ensuite être oublié à jamais. »

Léon Tolstoï

Fabrizio De André est une figure incontournable de la culture italienne de la deuxième partie du XXe siècle. Il naît à Gênes le 18 février 1940 et décède le 11 janvier 1999 à Milan. La musique apparaît assez tôt dans sa vie : à huit ans, il commence les cours de violon ; à quatorze, les cours de guitare, ce qui deviendra par la suite et pour la suite de sa carrière, son instrument fétiche. En 1956, il intègre le Modern Jazz Group et il commence à écouter les chanteurs français : Piaf, Bécaud, Brel, Ferré et surtout Brassens. Il faut savoir que De André a traduit et adapté huit chansons du célèbre Sétois : Le gorille, Mourir pour des idées, Dans l’eau de la claire fontaine, Marche nuptiale, ou encore Les passantes pour ne citer que les plus connues. Il a également repris des morceaux de Bob Dylan et Leonard Cohen.

C’est en 1960, alors qu’il n’a que 20 ans, qu’il écrit sa première chanson La ballata del Miché. Jusqu’en 1966 apparaissent sur le marché plus d’une dizaine de 45 tours et en 1966 sort son premier album, regroupant tous ses titres parus jusque là et quelques inédits.

En trente ans de carrière il produit quatorze albums. C’est un artiste très productif durant les vingt premières années, puisqu’en 1984 avec la sortie de Creuza de ma il publie son douzième album. Les sorties des deux derniers disques sont, elles, plus espacées dans le temps. Le Nuvole paraît en 1990 après six ans d’absence sur le marché du disque. Son dernier album, Anime salve, sort trente ans après son tout premier, en 1996. Il conclut sa carrière par une tournée triomphale d’un an en Italie, de mars 1997 à mars 1998.

Un événement très particulier marque la vie et surtout l’image publique de De André. En 1979 il est enlevé avec sa femme par des indépendantistes sardes. Suite à sa libération, fortement médiatisée, après quatre mois de captivité, il déclarera ne pas déposer plainte contre ses ravisseurs. Les thématiques de son album successif, L’Indiano, paru en 1981, seront d’ailleurs consacrées aux populations autochtones auxquelles on a volé l’indépendance.

Merci au CAER (Les Cahiers d’études romanes)

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