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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Quand les mots manquent...

Publié le 30 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

Quand les mots manquent, une petite virée au ras des pâquerettes et hop hop hop, les yeux se délectent 

- Je crois que j'ai affaire à une orchidée qui a simplement choisi l'herbe de mon jardin comme écrin ? -

Après recherche il s'agit effectivement de la Dactylorhiza majalis, autrement dit de l'orchidée de mai. Espèce protégée car en voie d'extinction, tout comme sa cousine l'Ophrys apifera ou l'orchidée abeille, qui pousse depuis quelques années déjà devant ma terrasse -  Et cela me rend heureuse et légère de voir ces fleurs sauvages et si belles qui daignent pousser sur mon lopin de Terre.

- Une glycine s'étire sur la pergola, bientôt elle aura déployé toutes ses aises sous le ciel bleu Méditerranée -

- Un merle qui s'essaye au camouflage, ou tout simplement qui se prête au tableau bucolique -

- L'élégant et discret lilas blanc distille sa douce fragrance -

- la première des roses écloses de l'année, celle du vieux rosier polyantha, à l'ombre du grand chêne -

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L'heure du chat qui ronronne

Publié le 28 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

- Une grappe de glycine sur fond de ciel bleu -

 

  L'heure du chat qui ronronne

 

 

Entre hier et le jour qui se lève

l'aube avec ses bulles de bleu

glisse dans l'interstice des volets clos

et moi blottie dans le tiède du lit

je frotte du bout des doigts mes yeux

émerveillée de ce nouveau réveil

 

Le souffle retenu par habitude

pour taire mine de rien la peur en sourdine

je me rends poings liés à l'existence

 

Que seront ces heures nouvelles

nœud coulissant du temps qui passe

malle pleine d'espoir et mille surprises

 

Ruer dans les brancards ne sert à rien

je dois accepter et surtout comprendre

la somme à trouver de courage

pour avancer et coûte que coûte

prendre avec douceur ma vie en main

- A contre soleil -

 

 

 

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De l'autre côté du jardin

Publié le 27 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

  De l'autre côté du jardin

 

Dans l'ombre douce d'un soir qui tombe

deux chevreuils remontent cool la haie

ignorant pour un bref instant notre insolence

ils gambadent en jouant libres et joyeux

puis nous sentent et se figent

 

Tandis que d'un bond gracieux

le plus peureux des deux

- un qui aurait déjà goûté à notre monde ?

s'enfuit par-dessus l'aubépine

l'autre hésite et ralentit sa course

il sent qu'il peut se laisser aller

alors la curiosité l'emporte

il poursuit son chemin téméraire

prenant même le temps d'une pause

pour dévisager deux drôles de bêtes

près de leur bâtisse aux murs de pierres

- le chevreuil téméraire, mais pas assez longtemps toutefois pour laisser le temps de régler le flou -

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Kit de survie

Publié le 24 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

- L'arbre renaissant au soleil sous les yeux d'une glycine tendre -

 

   Kit de survie

 

La liste des choses à faire et des choses à avoir absolument dans sa trousse chaque matin :

(Emmêlée, en vrac et vice versa et loin d'être exhaustive, cela va de soi... )

 

* L'envie de poser sur Terre le premier pied

* résolument tourné vers la lumière

* une boîte à musique multicolore

* un concert de crapauds amoureux

* des oiseaux libres dans la tête

* courir pieds-nus nez au vent

* de l'herbe verte bariolée de fleurs

* un chat zen endormi sur le banc

* des bottes de sept lieues parlant espagnol

* une ombrelle à pois jaunes et rouges

* un parapluie pour les jours où...

* gronder l'orage avec un air de Chopin

* un nid fait et défait à la hâte

* du duvet blanc tombé du ciel

* le printemps pour adoucir la peine

* deux larmes et demie dans la voix

* du sang pas livide dans la veine

* l'échaudé du cœur en bataille

* une pleine envie d'aimer

* des mots ribambelles sans sourdine

* un regard de 14 juillet

* jouer sans malice avec le feu

* brûler les artifices

* se faire du bien sans faire le mal

* le goût des rêves évanescents

* le péché de gourmandise

* son caramel doré

* du miel et des abeilles

* la glycine emmêlée de bleu à la treille

* le silence du marteau piqueur

* manger les coudes rêveurs sur la table

* la lune penchée par-dessus

* un grain de folie au verbe tendre

* la clef du bonheur en bandoulière

* une échelle de soi greffée à l'arc-en-ciel

* des perles de rires embués de soleil

* dissoudre l'acide dans les yeux

* voir éclore les merveilles

* et les oubliés, comme autant d'actes manqués...

- les fleurs du laurier-tin -

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A l'ouest de l'éden

Publié le 23 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

- Un dimanche à l'heure du crépuscule -

 

   A l'ouest de l'éden

 

 

J'aime chamboulée et en vrac

l'infime beauté du monde

l'infiniment petit

- ravissant

l'âme et les yeux noyés

- noyée éperdue

dans un amour grandiose

bâtir mes rêves immodérés

langue ravie raccommodée

au modeste point mousse

d'un tourbillon à l'endroit

d'une valse à l'envers

dans le jardin des choses douces

 

J'aime dévaliser haut-la-main

- les caresses et mourir

d'une overdose de tendresse

bout des doigts bout des yeux

insatiables et dévorants

remplis de défaillantes promesses

tendre le cœur fondant aux abois

m'évanouir pure dans les frissons

lèvres à pleine bouche mordues

- jouir

- jouir encore

d'un baiser comme mille sanglots

avaler tout l'or éclaboussé du ciel

puis remonter de l'abîme

pleine et démunie dans l'abandon

 

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Laisser passer la lumière

Publié le 19 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 - pensée, dos tourné, bras en croix, prise en flagrant délit d'adoration pour l'astre roi -

- le ceanothe, ses feuilles lustrées de soleil et ses fleurs bleues qui peuvent devenir savon doux pour peu qu'on les frotte entre les mains avec un peu d'eau. Très utile après une séance de jardinage, par exemple. Merci la saponine ! -

- un sédum qui se revigore au soleil après un hiver passé à fleurir -

- La spirée, élégante et légère malgré une foultitude de longues tiges délicieusement chargées de fleurs à exquise odeur de miel -

- L'alysse odorante qui attend dans la serre l'heure de multiplier son or en sa bonne humeur en pleine terre -

- bain de soleil pour une pensée contemplative - 

- difficile de fixer l'image avec netteté sur le vol de ce bourdon roux, pollinisateur et butineur très remuant, qui a finalement obtenu ce qu'il était venu chercher (voir la photo en dessous) -

 

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Défaite intra-muros

Publié le 18 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

- Le ciel de l'aube en teintes légères -

 

   Défaite intra-muros

 

 

Les sirènes aussi doivent apprendre à nager

 

C'est beurk de rester dans l'expectative

on est là on attend que le ciel bouge

que la terre tremble

que quelqu'un vous prenne par la main

mais si on venait à vous demander la destination

on serait en peine d'indiquer la moindre direction

 

Ô, ma peine !

« J'attends je-ne-sais-quoi ! »

dirait-on l'air accablé de celui qui sait...

 

C'est beurk et ça rend triste

d'attendre tout nu les bras tendus

- à faire mal

vers l'espoir

comme les mirages

dans le désert des vagues

cette soif donne la nausée

 

Peut-être parce que l'on sait

- l'indicible on sait

l'heure hache intraitable attend son tour

et point final

 

L'heure festonnée dans le marbre de notre nuit

enguirlandée sur le cadran de nos soupirs

gravée dans le sable

coupante et affûtée aux jours blêmes

 

On attend pour tromper l'ennui

parfois on envie ceux qui cherchent l'oubli

qui s'agitent et se noient

en pétard et enivrés

mais rien ne le trompe l'oubli

la mort viendra quand même

et pour cause c'est écrit...

 

Il faudrait ne pas mal user son temps

ces gouttes de vie distillées chichement

vivre à pleins poumons

exploser de joie à chaque instant

disent ceux qui ne savent rien

ceux qui vivent entre des œillères

les pas cautérisés à vif

 

Mais nous fétus de moins que rien

- on tremble

parfois même la gorge serrée

on vomit son quatre-heures

plié d'avance

alors comme le lierre au mur

on s'accroche au vent

maudissant ses murmures exaltants

qui se meurent eux aussi au coin de l'âme

- mes couleurs de cœur -

 

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Je t'aime, un peu, beaucoup, passionnément...

Publié le 18 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 

 

Merci Alain ! Grâce à toi j'ai appris pourquoi certaines de ces jolies pâquerettes sont violettes.

Je profite du retard pris par la tondeuse, demain la plupart d'entre elles, pour avoir voulu s'élever trop haut, auront la tête coupée. (mon jardinier est intraitable !)

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Mes goûts et mes couleurs hétéroclites

Publié le 17 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

- La renoncule à sa fenêtre -

   Mes goûts et mes couleurs hétéroclites

 

 

Dans toutes paroles je suis prête à prendre le meilleur

car il y a toujours du meilleur partout

partout il y a à gratter des vérités

à entendre et à aimer

 

Devant les airs catégoriques et tranchés

moi qui dans tout trouve un petit bonheur

je suis souvent époustouflée

pourtant et même si souvent je doute

je ne pense pas manquer de perspicacité

 

Avec les années j'ai juste appris

à écrémer le too much et la guimauve

à ne pas tenir compte tout simplement

de ce qui n'est pas beau

de ce qui n'est pas bon pour moi

 

Au diable les éternels insatisfaits

les acariâtres et ceux qui sans cesse doutent

le monde est beau dans sa diversité

 

- le bidens frémit d'impatience en attendant que les saints de glace soient passés pour pouvoir dormir à la belle étoile -

 

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Il était une fois, trois palombes et l'amour

Publié le 16 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 - Il était une fois, au mois d'avril, une histoire de palombes -

- Deux palombes mâles sur l'érable s'observaient...

... se guettaient...

... se chamaillaient...

... s'observaient encore...

... l'un épiant l'autre...

... et l'autre épiant l'un...

... l'un et l'autre s'épiant donc...

... cherchant à impressionner à grands coups d'ailes et de regards acérés...

... douce dame palombe qui sur sa branche somnolait.

L'histoire s'est conclue loin des yeux indiscrets. Le couple des tourtereaux euh... palombes s'est éclipsé sans faire plus de bruit et je ne sais pas ce qu'il est advenu de l'amoureux éconduit -

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