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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Enlove-moi !

Publié le 30 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

   Enlove-moi !

 

L'espoir vert de mille ans

et moi passionnée je rêve

fondue de caresses

à ta peau contre ma peau

 

Ô, vertige de tes bras !

Un désir assoiffé de tendresse

m'enlace de douleur

 

Orpheline décalquée

l'âme en bataille

j'ai le manque de toi...

 

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Un guichet de papier

Publié le 28 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

 

  Un guichet de papier

 

Les fleurs,

l'envie,

l'attente...

 

J'aime, aux premières lueurs de l'aube, me perdre dans la tête. Divaguer sans quitter des pieds la terre de tous les jours, les yeux évanouis, les pensées légères embrouillardées osant divaguer de saute-mots en silences pleins du tout-possible, l'aventure de la vie à portée de la main...

 

J'aime ces infimes temps de grâce où tout semble facile au spectacle du merle prenant son bain de rosée.

 

J'aime moins l'émotion revenue du diable Vauvert sans un cri, pour serrer à la gorge, opprimant la poitrine dans son sanglot maladroit, troublant d'infini le pur du regard.

 

J'aime encore moins lorsque mal me prend de retenir l'eau d'une immense tristesse qui dévale l'arrondi des joues pour venir éteindre le vocabulaire à la commissure des lèvres prêtes à entamer le dialogue.

 

 

Un vent timide de liberté cadenassé en une fraction de seconde.

Deux ailes d'ange tranchées net où affleure le sang.

Retour au noir, l'espoir en vrille de franchir un jour la frontière de la peur.

 

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D'os est le feu

Publié le 27 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    D'os est le feu

 

À vie dans les flammes du tourbillon

le drame en rut brame

pique épique la colère rame

 

Par le corps et tous ses pores

amarrée haute à marée lasse

ma peine en douce galère et gagne

 

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L'incendie du sommeil

Publié le 14 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    L'incendie du sommeil

 

 

D'un pataquès aux patates douces

un pas de côté mignardise

un seul suffit parfois

le sonore des mots bobos

borborygmes et sparadraps

tonitruant la vie sur un fil

l'arachnide emmêlée

son aplomb délié à la dérive

drôle d'oiseau triste à pleurer

la langue trifouille ou zozote

labyrinthe obscur zébré d'éclairs

glotte épaissie luette bifide

c'est selon l'orage qui gronde

et grêle le monde assis

roi des images sur son petit nuage

jouant aux osselets en feu

tel le rouge sang "allo" des roses

 

 

 

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Petit Bouddha

Publié le 12 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

   Petit Bouddha

 

Mes heures glauques s'alignent

dégoûtées du cintre au ras des yeux

de mon cri de berceau barbouillé

 

Sur son pissenlit piste d'envol

un papillon jade écarlate explose

tel ce luxe en cascade no zen

né d'une oasis d'eau pure azurée

 

Sous les pétales comme des paupières

le vif d'un regard chaviré

par le vil de l'humanité

 

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À joie perchée

Publié le 12 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

 

    À joie perchée

 

Fumées branquignoles 

doutes opaques

bazar entre mes tuiles et toi

à cloche-pied sur cache misère

au balcon du soleil roi

dessus dessous ricoche l'hiver

 

...

 

Flip flop zip font les gouttes

eau de pluie déglace et puis s'en va...

 

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S'inclinent les orties

Publié le 5 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

   S'inclinent les orties

 

 

L'infini dans son enclos, murs de rêves et d'eau de vie, temple détruit, décalque le parfum frémissant des roses tendues jusqu'au ciel frotté de nuages.

 

Brassée d'air, je ferme les yeux rassasiée de lumière...

 

Entre mes mains, les mots en feu. Sur la façade seules des lettres turbulentes qui désirent apaiser l'âme loin d'une mort nonchalante.

 

Dans mon jardin ébloui de fleurs et d'oiseaux effrontés, d'une langue enjouée s'épanouit la feuille blanche. Elle dicte au vent ses pensées clandestines pour traverser l'enfer oubliant son vertige.

 

Les jours de pluie chantent les pierres et les âmes nomades...

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Bleu girafe

Publié le 4 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Bleu girafe

 

 

Sombre les jours d'orage, virant au vert quand vient la rage, la vie au long coût à petits pas perdus, cahin-caha, sous la voûte d'un silence grand comme un septième ciel, tintinnabule à perdre haleine sur une marelle du bout du monde.

 

Un flamand noir, dans le déhanché d'un jour évaporé sous une pluie diluvienne, jure mordicus par la tranche d'une orange sanguine, qu'on ne l'aura plus à ce petit jeu là...

 

Dans la poche du marchand de sable, trois clopes entamées et un yupala dithyrambique venu se perdre à tout jamais loin du rivage de l'enfance roi.

 

Pendant ce temps, le poisson géant brillant de maints éclats fantomatiques, zigzague en loopings mortels pour avoir la tranche trop dorée, entre deux rafales épouvantables d'un vent devenu gentiment fou.

 

L'azur a tracé dans la courbe des rêves, des flous, des pastels, des abracadabrants et des ocres, tout de nacre et de falbalas vêtus.

 

Grandiose et sans limite dans son écrin bordé de cils, une goutte d'eau maladroite glisse frappadingue sur ma joue.

 

À souffle retenu croisé sur le cœur par peur de le perdre, je me souviens des flonflons du bal des nazes...

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Un p'tit mot logique

Publié le 2 Juin 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

 

    Un p'tit mot logique

 

 

Adieu.

 

Étymologiquement parlant, je ne connais pas de mot plus simple. Il dit ce qu'il veut dire avec un naturel désarmant. À dieu.

 

C'est direct et net, tel un uppercut en plein cœur.

 

De cette époque lointaine où je me penchais sur les mots pour essayer de comprendre et mieux appréhender la vie – car d'instinct je savais qu'ils en étaient une des clés essentielles, je garde le souvenir limpide de ma lecture du mot ''adieu'', et de ma réaction tranchée et sans état d'âme flagrant.

 

Adieu. Comme le point final d'un être de chair et de sang qui donne rendez-vous aux siens dans un au-delà brumeux et lointain, mais dont on sait pertinemment qu'il n'en sera rien.

 

Puis le temps a coulé, enfouissant sous son sable le souvenir à venir des douleurs inévitables. Les mois, les années... le travail, la maison, les enfants. Tout fait comme il faut, dans l'ordre qu'il faut...

 

Les adieux se sont multipliés sur ma route. Je n'ai su répondre à aucun.

 

Pire, je me suis toujours arrangée, quitte à me rendre exécrable, pour y couper court en refusant de créer ou d'entretenir des liens qui fatalement m'emmèneraient de l'affection débordante au manque insoutenable.

 

Comment peut-on perdre un être cher et s'y résoudre l'âme sereine ? Cela dépasse mon entendement, mes facultés... Lorsque j'y pense trop près, je sens poindre la colère noire et monter l'envie de tout fracasser d'une rage incommensurable.

 

Et puis hier, au détour d'un poème, le maudit mot m'a sauté au visage, resurgissant tel un diable de la tombe où je l'avais enfoui du haut de mes sept ans, m'agressant de remords et de regrets...

 

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