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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

L'orange et le jasmin

Publié le 28 Janvier 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    L'orange et le jasmin

 

Oh je vois

triste parfois

et parfois gaie

s'épancher tour à tour

au flanc de l'enfant

de la rue des poussières suspendues au soleil

le morose des roses

le sourire des gens que j'aimais

et la pluie qui tombait

 

L'amitié que l'on s'inventait éternelle s'est poudrée d'étoiles

ombres blanches et douces

renaissant du noir

au creux des nuits en vrille

 

Aie je respire

embaumée de mémoire

du parfum de l'orange au capiteux jasmin

mes clichés bleus néant

teintés de ouille

dégoupillent l'horizon...

 

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Scandaleuse mélancolie

Publié le 20 Janvier 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

 

    Scandaleuse mélancolie

 

Les jours de grands pas en avant tout va

l'étincelle bras ouverts fauchant large

émerveille mes pensées embrassées de rubans

 

Puissante marée des jours au goût de sang

sous le joug des trémolos la joie s'agrippe au bastingage

improvisant in petto son énième naufrage

 

Violence inouïe venue du fond des âges

une colère mal contenue éructe des relents âcres

disloquant la digue noyant mes jours naïfs et sages

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La politique des petits pas

Publié le 11 Janvier 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

 

    La politique des petits pas

 

Trois petits pas en avant, deux pas en arrière. Ainsi veut la vie.

Dans ce dodelinement, cahin-caha, le temps passe et me surprend encore...

 

 

Au dernier étage, tout là-haut, au sommet de ma petite personne, se trouve le moulin à pensées. Jamais il ne s'arrête de brasser l'air autour. Enfin, c'est ainsi que je vois les choses.

 

La seule énergie dont il a besoin pour s'alimenter et fonctionner, c'est de la solitude. Une bonne et franche solitude. De celles où l'ennui s'est carapaté sans crier gare, sans faire de bruit ni laisser de traces dans le cocon douillet que je peaufine à l'envi.

 

Pour le mettre en marche, nulle combine n'est nécessaire. Il démarre au quart de tour, à peine les yeux se détachent du monde comme pour mieux y pénétrer.

 

On pourrait être tenté de croire que les pensées gisent dans un inextricable fouillis, ventre ouvert, tripes offertes au chien errant. Il n'en est rien. Elles ressemblent davantage à des lambeaux arrachés au vent, qui se colleraient par brassées folles aux branches nues d'un arbre gigantesque, pour l'habiller façon multicolore. Un peu comme ces drapeaux à prières qui claquent sur les sommets inhospitaliers de l'Himalaya souhaitant se faire entendre des dieux.

 

Pour décrypter ces pensées, rien ne sert de se munir de lunettes de vue. Floue de prime abord, celle du moment, lentement mais sûrement, se précise, ciselée par une serpe abusive et magique dans une masse informe, d'où jailliront mille têtes à couper qui n'attendront pas forcément leur tour pour passer à tabac ma pauvre caboche.

 

De cet imbroglio magistral émergera comme par imprudence la pensée impérieuse, me laissant orpheline de toutes les autres. Celles qui auront pointé le bout de leur nez sans réussir néanmoins à se tailler la part du lion.

 

Attention cependant de ne pas se fourvoyer en croyant que ce n'est que partie remise pour les pensées recalées. Fauchées à peine ébauchées, jamais la chance ne se représentera pour les faire valoir comme elles l'auraient sans doute mérité.

 

Avec le temps, j'ai appris à ne plus trop me lamenter sur ces rendez-vous manqués. Bien aidée en cela par le copieux terrain de découvertes à explorer offert par la pensée initiale.

 

Pour que le tableau brossé soit à peu près complet, il ne faut pas négliger le découragement qui me gagne souvent après ce rude exercice de la pensée équilibriste. Ses cillements sont autant d'étaux propices à réveiller les migraines si je n'y prends garde. Le temps, toujours lui, m'a appris à m'en défaire de la manière la plus simple qui soit. Elle consiste à leur donner le moins d'importance possible, les prenant pour un banal jeu de l'esprit qui n'engendrerait aucune répercussion nocive.

 

À ce propos, je dois avouer que même si le jeu maintes fois m'enchante, il est des jours où il m'agace prodigieusement, telle la mouche que l'on peine à chasser de devant les yeux et qui revient inlassablement titiller au même endroit. D'autant plus agaçant que je n'ai pas encore trouvé la parade pour clore radicalement le bec à ces rabâchements, abusifs d'autant plus qu'ils ne sont pas particulièrement désirés.

 

 

 

 

 

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Au nœud de nos chagrins

Publié le 9 Janvier 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

    Au nœud de nos chagrins

    

         

Chagrins. Incommensurables chagrins...

 

 

Dans la clique à chagrins on retrouve serré

le chagrin chafouin des débuts

patibulaire qui va disloquer la tête

déboulonnant la confiance

disséminant la peur partout

 

Petite, mes peurs étaient immenses...

 

Puis vinrent les chagrins du lundi au dimanche

empalés de l'indécence qui dézingue à tout-va

 

Dans l'espace laissé creux

le cœur disloqué à trop s'érailler

emballe l'arythmie des jours ordinaires

du chagrin chaussant les chérubins sur Terre

 

 

 

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Le dard à dire

Publié le 3 Janvier 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Le dard à dire

 

Quand l'aiguillon s'émousse

que je perds à la fois le fil et la foi

dégoupillée par la bêtise qui enorgueillit les ânes

dire n'est plus la nécessité qui gronde

alors interloquée je reste là...

 

Quand l'empathie me quitte en douce

que seul le ciel à l'horizon fait encore palpiter

mon cœur serré au bord de la nausée

les mots en guenilles puis l'espoir à mes pieds

dépouillée je me délove du monde

 

 

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