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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Du bord d'un lac

Publié le 29 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Du bord d'un lac

 

 

Dans l'eau d'un lac dort la nuit

jusqu'à l'heure du miroir

et la danse des étoiles

 

Leurs reflets moirés

sur les flots où s'éveille le soir

captivent les rêves

 

Les paupières alourdies sombrent

délestées de mémoire

éblouies au fond noir de l'onde

 

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Le prix du choix

Publié le 27 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Le prix du choix

 

Dieu d'une main, femme de l'autre...

La mort pendant à toute vie

 

 

Elle a tué ses anges

petite écervelée

un puis deux

puis trois

pas trébuchés

 

Antiques méfaits ensevelis

sous les apparats grimée

elle soupire pour que le bonheur chante

mais comment le faire chanter

mortifiée de remords

bourrelée de regrets ?

 

Elle va prier ses anges

lenteur massive et repentie

un puis deux

puis trois

pour elle

petits bras tendus au paradis

 

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Émancipée de peu

Publié le 23 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Émancipée de peu

 

 

Hommes, combien parfois je vous haine...

 

 

De l'extra je suis l'introvertie

lorsque bringuebalée d'une épine à la rose je gamberge

chiffonnée de la rose à l'ortie

 

Outre des dires et des regards coulissants

dans un cahin-caha blessé de pacotilles

dégoupillée telle passe-muraille amabile à la botte des marchands

mon fil au chas mal suspendu je gambille

 

Fi du monde de bêtes à l'empoigne !

Dans le guet-apens des joies démesurées

où le superflu rime trop souvent avec lèse-majesté

quand une overdose de mots bousille ma voix

seul roi le silence aguerrit ma peine

 

 

 

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Debout dans l'aube

Publié le 23 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Debout dans l'aube

 

La vie sur ma peau aime

à frissonner des choses simples...

 

 

Rai de lumière d'or des plumes

dans le rapt du premier soleil

le vol d'un oiseau à fleur d'herbe

vacille le regard au ras des cils

 

Délité dans l'eau des larmes

un sommeil ensablé de nuit

frotté à petits poings serrés

d'un pas léger s'en va

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Un ange passe

Publié le 20 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Un ange passe

 

Sur une plage grisée de songes

en douce mangé par l'horizon

un rêve bleu longe ma nuit

 

Mignarde un brin gironde

là où ma joie aux abois gronde

l'âme enivrée s'épanche

et sous mes doigts ronge l'ennui

 

 

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Le pic vert dans mon jardin

Publié le 7 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

Un couple de pic vert niche pas très loin de chez moi, à un kilomètre à la ronde, tout au plus, selon les mœurs de l'espèce.

Ils viennent souvent s'approvisionner dans mon jardin, au sol de préférence. Les fourmis et leurs larves sont leurs gourmandises de prédilection, qu'ils collectent en déroulant une longue langue collante. Mais au moindre bruit suspect, dans un vol ondulant et gracieux, ils disparaissent à si vive allure que je n'arrive jamais à localiser l'arbre où ils ont creusé leur nid.

C'est une chance d'avoir réussi à en capturer un avec mon appareil photo. Il a dû comprendre qu'il n'avait rien à craindre de moi...

 

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Du bouton à la rose, un ''je vous aime'' éternel !

Publié le 6 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

Chaque année je me dis que je vais être blasée de voir les mêmes rosiers refleurir encore et encore...

Pourtant, chaque année je redécouvre des roses, jamais les mêmes, bien sûr...

Et chaque année, elles m'éblouissent comme au premier jour...

 

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Chabada bada...

Publié le 1 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Chabada bada...

 

Statu quo d'un cœur en écharpe sur les bords escarpés du drame

 

Sourire presque parfait et morne prunelle

à l'hypothermie des sentiments

un rictus épinglé de connivence

se fige aux quatre coins de ma ronde

 

L’œil paupérisé soudain devenu sourd

interdit l'accès aux malheurs du monde

qui tambourinent sur mes nuits de jade

initiant mon idiome à l'âpre langue des hommes

 

 

 

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