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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Au bord de comprendre

Publié le 18 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

Je partage souvent ce genre d'ennui.

Je partage souvent ce genre d'ennui.

UN ENFANT QUI S'ENNUIE N'EST PAS TRÈS LOIN DU PARADIS : IL EST AU BORD DE COMPRENDRE QU'AUCUNE ACTIVITÉ, MÊME CELLE, LUMINEUSE, DU JEU, NE VAUT QU'ON Y CONSACRE TOUTE SON ÂME. L'ENNUI FLAIRE UN GIBIER ANGÉLIQUE DANS LE BUISSON DU TEMPS : IL Y A PEUT-ÊTRE AUTRE CHOSE À FAIRE DANS CETTE VIE QUE DE S'Y ÉPARPILLER EN ACTIONS, S'Y PAVANER EN PAROLES OU S'Y TRÉMOUSSER EN DANSES. LA REGARDER, SIMPLEMENT.

Christian Bobin

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Encore un 16

Publié le 17 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Encore un 16

Le 16, le premier jour du reste de ma vie...

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Tant de mots

Publié le 15 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs

Tant de mots

Tant de mots

Des mots mailles à l'endroit

des mots mailles à l'envers

des mots souvent maladroits

des mots d'amour parfois

des mots rocaille

des mots galère

des mots d'émois

des mots déserts

des mots, toujours des mots...

des mots désarmants

les mots comme des armes

et moi toujours, toujours

les larmes tendres au fond de moi...

 

 

 

 

 

 

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Charivari

Publié le 13 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Charivari

Charivari

 

Il y a des silences monocordes

des silences vidés d’échos

des vides avec le manque à ras-bord

des trous béants jusqu'à l'overdose

où l’insouciance se hisse et se froisse

flamme d’une peine enfouie profond

 

Parfois il a le silence qui grouille

un océan en tintamarre

où l’on voit pleurer Neptune

et le menu fretin se tailler la part du lion

 

A l’heure où tout s’éteint dans ma tête

avant que ne vienne l’insomnie

les paupières crissent sur le sable

blessées jusqu’au néant

 

Sur ma face pauvre de baisers

demain est un sang nouveau

pendu à ma fenêtre

la douleur en filigrane

comme un sourire de connivence

forge le sel dans le tendre de mes rides

 

Frissonne le silence

une soif a la fièvre sur ma peau…

 

 

 

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Un goût d'éternité

Publié le 13 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

Un goût d'éternité


Ne laisse aucune ombre de regret t'assombrir,
Aucune peine absurde obscurcir tes jours.
Ne renonce jamais aux chants d'amour, aux prairies, aux baisers,
Jusqu'à ce que ton argile se fonde dans une plus ancienne.

Quatrains de Omar Khayyâm

 

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Atout choisir

Publié le 12 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Atout choisir

Je vois bien que nous sommes, nous tous qui vivons, rien de plus que des fantômes ou des ombres légères

Ajax (Sophocle)

Je suis faite pour partager l'amour, non la haine.

Antigone (Sophocle)

 

Atout choisir

 

Sans être dupe je préfère voir le meilleur chez les autres

car le pire m’angoisse et le frustre m’éteint

 

 

 

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Le merle chanteur, un ami de passage & quelques roses d'été

Publié le 9 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

Le merle chanteur, un ami de passage & quelques roses d'été

 

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Volutes et fumerolles

Publié le 8 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Volutes et fumerolles

 

Volutes et fumerolles

 

Dans la vallée du matin flou un soleil transi émerge.

La Terre se perd en virgules, flocons de brumes qui veulent monter haut.

Lovée dans mon cocon, moi je veux me fondre dans l’asphalte, m’évaporer dans le tourbillon…

 

 

 

 

 

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Trou bleu

Publié le 6 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

Trou bleu

Trou bleu

 

Dans le creux de la nuit, ma nuit blanche jusqu’au bout de la nuit, paupières étirées et cœur fendu, résiste au sable que l’horloge égrène mécanique.

Mes pensées en bataille plument les heures à l’encre des souvenirs et la mémoire prolixe soudain s’ébroue et dégueule.

Hier dans un râle se dénude jusqu’à l’os.

Le passé en affiche impudique, j’ai coupé la musique. Des images sans sons valsent en rond et je noie les odeurs prégnantes de ma vie dans la fumée calme d’un café coulé pour apaiser le tempo.

Sur le toit la pluie bât la mesure crescendo et dégouline.

Mon esprit torsadé vrille, un éboulis de sanglots en cascade dans ma gorge serrée a étouffé le sommeil…

 

 

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Ma road movie

Publié le 5 Novembre 2018 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

Un pont entre moi et le ciel

Un pont entre moi et le ciel

 

Ma road movie

 

   De mes premiers pas sur ma route, je ne me souviens pas. Ou tout au moins, le souvenir s’est enfui dans ma mémoire sans laisser de trace visible. Sauf mettre l’âme à nue, la bouleverser dans tous les sens, je ne vois pas comment ramener ces pas premiers à l’air.

   Ont-ils vraiment l’importance que je suis tentée de leur donner ? Et en admettant que oui, cela changerait-il ma destinée ?

   En langage de tous les jours, on appelle ça des regrets, et je suis fondamentalement immunisée contre les regrets. Leur stérilité saute aux yeux. Alors pourquoi s’encombrer davantage ?

   Ces premiers pas posés, j’avance déjà fière, poussée par un vent dont je n’ai pas encore la crainte dans le nez. Je me laisse balloter au gré des tourments, des jours de soleil et des nuits de lune en peine…

   J’avance à pas posés et la route me semble sans fin, sinueuse à souhait, escarpée parfois et parfois en ligne droite qui s'étire jusque après l'horizon. Comme seule fantaisie, quelques rares silhouettes élancées d’arbres bordant le chemin se dessinent. Des odeurs et des sons s’emmêlent dans mes premières années d’enfant lisse.

   Puis vient le chahut métallique des trains m’emportant vers nulle part et l’esquisse du premier vrai souvenir qui se défloute pour se graver dans mon sang à tout jamais. C’est à ce moment précis où, désemparée par un effroyable désarroi à nul autre pareil,  je me suis bouché les oreilles et enterrée vivante par peur d’exister.

   Cependant, ma route tenace ne cessait de s’étirer et moi j’avais perdu pied sans vraiment le savoir. Plus j’avançais, plus la Terre se dérobait, plus je doutais, plus je retenais mon souffle et plus j’étouffais. Le vertige est venu plus tard.

   Cahin-caha, bon an mal an, la ligne d’arrivée se dessine et si là d’où je viens, délité dans le temps, ne vit plus que dans mes rêves, je ne sais toujours rien vers où je vais. Mais j’ai toujours au cœur comme un souvenir endémique qui me taraude et m’oblige à la quête éperdue de la douceur de caresses anciennes.

 

-o-

 

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