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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Trémolos en variations

Publié le 8 Décembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Trémolos en variations

 

Même sans passer par mon sang, le virus aura ma peau

il lui suffira pour que je baisse les bras

de viser ma tête en passant par mon cœur

 

Ayant échoué à la mise en valeur de la vie virtuose

s'imposent les trémolos en variations

 

Quand les mots amis restent sans écho

''points d'interrogation béant sur le néant''

quand les nouvelles du monde ne sont pas franchement gaies

quand l'à venir se pare des rafales du vent d'Ouest soufflant mes volets

quand je perds pied et la force d'espérer

 

La musique d'un piano en sourdine

desserre le souffle et me ré-apprivoise

pour un instant volé à l'éternité

 

Alicia de Larrocha plays Handel - Suite No.5, HMV 430

 

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Dans quel état j'erre...

Publié le 7 Décembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

 

    Dans quel état j'erre...

 

  • L'écriture comme un fleuve en enfer brûlant ma peine

  • Mes affres immortelles sur la gorge serrée

  • Dans la marge, la querelle dérangée des doigts sur le bide croisés

  • Les jours de grand écart, réfractée tête à l'envers

  • Polissant sans façon le tain polisson d'un miroir peint à l'unilatérale

     

  • Me surprendre à houspiller et piller encore l'aumônière lamentablement vide

  • Bouche bée devant les ébats-tarentelle d'une tarentule sur son fil tendu

  • Apprivoiser du soir au matin le petit oiseau bleu dans ma tête perché

  • et le chat sans arrêt qui ronronne dans une ronde d'amour

     

  • Je trinque à l'infinie misère des ''je veux'' mais ''j'arrive pas''

  • à m'enticher encore une fois de futilités indispensables

  • et de bis repetita qui parfois ne plaisent plus au deuxième passage du plat

  • Pour accrocher en bandoulière le cil porte-bonheur égaré sur ma joue

  • Retenant les frémissements pâles entre mes lèvres closes

  • Égarée dans l'absence qui fatalement viendra

  • Après une ondée sauvage chevauchée à cru

  • La valse au milieu figée dans son malléable tourbillon

  • Les poches pleines de rêves, l'ovale en sages cascades

  • Le vert irisé tremblotant dans mon œil amoureux

  • Aux signaux en fumées de guerre perdue d'avance

  • Avec une majuscule et trois pointillés qui s'égarent

  • Raz-de-marée bizarre comme une razzia

  • Sur le cœur ourlé de peur et de points de sutures

  • Et puis des mots pour rire qui n'en reviennent pas

  • Des rires édentés déchirés ébréchés

  • Le silence en apnée désopilant le tintamarre

  • Près d'une morne mare où l'on peut se brûler les yeux baissés

  • L'essence noyée comme seule pitance d'un feu incandescent

  • Dans les impromptus des nuits blanches à la pelle

  • Bruissements de sons sur ma langue un bout de salade agaçant coincé entre les dents

 

(à suivre... ou pas )

 

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Acte manqué

Publié le 3 Décembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Acte manqué

 

Gourgandine à la peau douce j'écris

des graffitis sur les murs de ma vie

des graffitis issue de ma nuit

 

Agenouillée tête dans le vide épanchée

je crie pour respirer et sentir le sang couler

j'écris comme preuve d'exister

 

J'écris seule et nue

je crie pour friper le silence

velours et brocards si lourds à porter

 

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Nœud d'écoute

Publié le 1 Décembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Nœud d'écoute

 

le marasme insolent des jours de tempête dans un verre d'eau...

 

Le cœur hissé au grand mât des futilités

souvent pour s'adonner à la marche du vent

affrète au voyage ma maison coque nue

à couple d'un quai ou d'un autre navire

 

En rade des mots rares sur la langue mouillés

la peur et ses yeux pers comme aile de dérive

accoudé au bastingage barbouillé de frissons

jouit le mystère impénétrable de choses infimes

 

Serrée de nausées je rêve d'amarinage

et d'arrimer mon encre bleue au premier artimon

astragale de lumière à la bouche du canon

 

 

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Le crépuscule sur papier peint

Publié le 30 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Le crépuscule sur papier peint

 

 

Aux lisières de mon horizon pas toujours rose

les beaux lés ou laids du crépuscule

tapissent et envoûtent le déclin du jour

leurs pinceaux par l'imminence de la mort exaltés

 

Naître et ne plus être, voilà toute la question !

 

 

Novembre lève le camp. Voici que descendent sur Terre les frimas de l'hiver.

 

Dans et sous les yeux la buée partout s'installe. Elle enchevêtre de ses bras gluants et froids les branches nues tendues suppliant vers le ciel.

 

La mort, urbi et orbi, exulte et retient dans son halo le silence initié des longues haleines.

 

Jusqu'aux feuilles mortes qui ont perdu leur âme. Tout s'endort.

 

Les oiseaux redeviennent les seuls maîtres du monde.

De leurs plumes soyeuses ils bouclent l'arrondi dévolu à une vie.

 

Le temps est venu de faire taire les larmes.

Comment désapprendre la douleur de l'aimer ?

 

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Le groove du bagou

Publié le 29 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Le groove du bagou

 

Quand le bagou dégueulasse swingue

et bave son groove dégoulinant

dans le sillon grave de mon giron

groupie malgré moi mine de rien

de ma fougue assassine

mes mots glauques en vrac

hiéroglyphes décousus

je gave les lignes en guenilles

dégoupille mes signaux bizutés

pour rougir le gore du plaisir

d'une rigolade en douce qui trépigne

 

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Un shoot de spleen et la bobinette cherra

Publié le 28 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

   Un shoot de spleen et la bobinette cherra

 

Si le loup aime venir rôder devant ma porte

certains jours je le lui rends bien...

 

L'aigre-doux de mes mots miel ânonné

sur le velours côtelé d'éclipses chuinte

écharpant dans l'épaisseur du zébré

ce bout de langue mordue qui m'éreinte

au spleen décadent des pâles journées

 

La tête emberlificotée de vertiges

spasmes et râles suspendus au tic-tac des ans

dans ma tanière tapissée rouge sang

livre livide le combat des questions obsolètes

 

Combien de temps faut-il au mourant écho

corrompu par le hachis de mes pensées

pour renaître dans l'entrefilet des mots

en un clic abrupt de l'ascèse ?

 

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Les crépuscules endoloris

Publié le 25 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

 

   Les crépuscules endoloris

 

Mal au je-nous

mal récurrent quand mes redites au petit bonheur

la chance se heurte à ton entendement

toi, l'autre assit en face de moi

qui voudrait plier mes échos à ton écoute

et inversement...

 

Mais qui se trouve au bout de l'inverse

et de ce fil qui s'échappe dans les murmures du vent ?

 

Objet dilettante de tous nos désirs

ambivalence soufflant la chaleur et le froid

des mots consumés à double-foyers

 

Érosion de nos effusions

dans le désespoir des explications impossibles

où le comprendre l'autre n'existe pas

 

Tourne les mots lus sept fois sous la langue

tu verras seul reste en bouche le parfum délétère

des souvenirs qui n'appartiennent qu'à toi

 

Et tant pis si dans ton palais aux merveilles

mes sons et lumières ne t'emballent pas

tu chercheras plus loin encore à corriger l'imparfait

te brûlant les ailes au parfait chimérique...

 

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La superficialité du monde

Publié le 24 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

 

    La superficialité du monde

 

Blablate le monde, juste comme ça, pour faire genre...

 

Pour remplir les interstices béants

oubliant la profondeur vraie des choses

nonobstant les sentiments qui implosent

blessures en raz de marée

déferlante brisée sur la grève

 

Parlottes en l'air sur n'importe quoi

postillons lâchés en apothéose

sans vraiment en avoir l'air

sans vraiment se mettre en cause

on cause de tout et surtout de rien

les réponses on s'en fout

seul compte le monologue

 

On monologue sur tout d'ailleurs !

 

Faut-il apprendre à se taire ?

Donner à penser qu'on a tué le mystère ?

Sur Terre faut-il avaler l'air sans piper mot

mine d'avoir l'air moins idiot ?

 

Que devenir si le dégoût de la langue et de l'encre s'installe ?

 

Poussière d'étoile filante parmi les étoiles

dansant sur la pointe des pieds au milieu de la pluie

je vise à me délacer de la folie de ce monde...

 

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Ni pomme d'Adam, ni pomme d'Api

Publié le 22 Novembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Ni pomme d'Adam, ni pomme d'Api

 

Jouir des mots à bouche décousue

 

Pomme d'Eve reine vivante des tabous

au caramel mou de mes mots bas résille

le transgenre englué dans ses filets

ma compotée de lettres en casse-rôle

gousse de vanille et noix de coco fendues

tisse le lapis-lazuli des amours jades

gourmandant le désir des sexes palindromes

 

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