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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

All you need is love

Publié le 14 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

 

 

Sous les ponts de mon Canal  il y a des chiens aux

 

flancs creux  alourdis de chaînes qui pissent sur des tas

 

 

de  cartons  pas  vides.  

 

 

Des journaux froissés aux nouvelles jaunies tiennent

 

chaud la nuit  empilés sur des clodos saouls et  

 

braillards aux accents de misère.

 

 

 

Des regards passant leur chemin…

 

...........................

...

 

 

 

 

all you need is love

 

 

 

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Christian Bobin

Publié le 13 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

 

 

 

 

 

Christian-Bobin.png

 

 

 

 

Vous lire, Monsieur Bobin, c’est entrer de plain pied dans le sanglot d’une bulle de cristal frémissant sous le doigt délicat. C’est arrêter le temps d’un souffle pour chevaucher sa lumière. C’est percer le secret de derrière le miroir qui s’échappe en riant.

 

Vous lire, Monsieur Bobin, c’est respirer la trame sur laquelle repose la vie. La regarder éclore, germe après germe, déliée dans un halo de grâce.

 

Vous lire, Monsieur Bobin, c’est la tête qui frissonne en dedans et le cœur qui se pâme. C’est se laisser emporter à deux pieds au-dessus du surfait pour frôler l’aura des étoiles.  

 

Vous lire, c’est le voyage parfait.

Celui dont on sait tout et ne connaît rien.

Celui qui est imprimé dans chaque millimètre de la peau, dans les pensées vagabondes aux pieds nus, dans les soupirs que l’âme exhale en regardant le ballet de la frêle mésange, dans l’azur suspendu au creux des collines,  dans le regard de connivence planté au détour du chemin, dans la poussière du soleil qui inonde les pas…

 

 

 

Christian Bobin : Ma solitude est plus

   

une grâce qu’une malédiction

 


 

    Christian-Bobin.jpg 

 

 

L’aptitude à être seul est-elle l’expression d’une inadaptation au monde ou d’une réalisation de soi ? Pour le professeur de philosophie auteur du Très-Bas, la question ne se pose pas : Il est un solitaire heureux qui ignore l’ennui et connaît la plénitude.

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Solitude/Interviews/Christian-Bobin-Ma-solitude-est-plus-une-grace-qu-une-malediction

Prof de philo, puis infirmier psychiatrique, Christian Bobin se fait remarquer en 1985 avec la parution de Souveraineté du vide (Gallimard). Mais c’est avec Le Très-Bas (Gallimard, 1992), un essai sur la vie de François d’Assise, que le “phénomène Bobin” éclate.

De Christian Bobin, on sait surtout qu’il fuit les mondanités et préfère explorer le silence. Il y consacre sa vie et son œuvre. Ses thèmes de prédilection : le vide, la nature, l’enfance, les « petites choses » comme il le dit lui-même. La solitude, il la connaît mieux que personne. Il la quête. Davantage encore depuis la perte brutale de son amie, en plein été 1995. Un deuil qu’il raconte dans La Plus que vive (Gallimard, 1996). Récemment interviewé par Marie de Solemne dans La Grâce de la solitude (dialogues entre Marie de Solemne et Christian Bobin, Jean-Michel Besnier, Jean-Yves Leloup, Théodore Monod, Dervy, coll. « A vive voix », 1998) , le poète s’interroge sur l’origine et les conséquences de ce sentiment qui, avec l’état amoureux, est sans doute le plus partagé au monde. Extraits.

 

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Federico Garcia Lorca

Publié le 11 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 One eye 


Federico Garcia Lorca

    (1898 - 1936)

   

Llanto por Ignacio Sanchez Mejias

 

 

 

 

Âme absente

 

Ni le taureau ni le figuier ne te connaissent,
ni les chevaux ni les fourmis de ta maison.
Ni l'enfant ni le soir ne te connaît
parce que tu es mort pour toujours.
   

Ni l'arête de la pierre ne te connaît,
ni le satin noir où tu te défais,
ni ton souvenir muet ne te connaît
parce que tu es mort pour toujours.

   
L'automne viendra avec ses conques,
raisins de nuages et cimes regroupées,
Mais nul ne voudra regarder dans tes yeux
parce que tu es mort pour toujours.

   
Parce que tu es mort pour toujours,
comme tous les morts de la Terre,
comme tous les morts qu'on oublie
dans un amas de chiens éteints.
   

Nul ne te connaît plus. Non. Pourtant, moi, je te chante.
Je chante pour des lendemains ton allure et ta grâce.
La maturité insigne de ton savoir.
Ton appétit de mort et le goût de sa bouche.
La tristesse que cachaient ta joie et ta bravoure.


Il tardera longtemps à naître, s'il naît un jour,
un Andalou si noble, si riche d'aventures.
Je chante son élégance sur un ton de plainte
et je me souviens d'une brise triste dans les oliviers.

 

 


 


 

 

One eye


 

 


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Frémissements

Publié le 11 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 

 

 

Je dédie la journée aux frémissements...

 

 

fremissements.jpg

 

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I'm happy, and you ?

Publié le 8 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 

 

 

 

Be happy ! ^^

 

I'm happy

 

 

J'ai une passion pour les chats... les petits mimi, tout particulièrement...

 

 

 

 

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Mélodiquancolie

Publié le 8 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

 

 

frise-personnalisee-2.JPG

 

Dans le style "écriture automatique" 

(avril 2007)

 

 

 

Mélodiquancolie

 

 

Bien assise les fesses à l’aise je suis là hélas mais lasse pourtant les pieds joints dans la mélasse à ressasser sans cesse ce qui ainsi me blesse et me laisse perplexe un brin assassine la glace me délasse mais juste un instant fugace car la masse des soucis aussitôt s’amoncelle comme un tas de vaisselle sale aux odeurs d’aisselles peu chanceuses de séduire un célibataire qui s’il bat peu ou prou de l’aile à défaut de battre le pavé sous sa semelle sans dentelle jeune demoiselle oisive et pensive voire même poussive qui sait mais ne poussez pas trop quand même car il l’aime voyez-vous depuis le premier rendez-vous où il rendit les armes et versa des larmes d’âme malade tout droit sortie de la malle en osier jalousement préservée n’osant s’en servir mais l’occasion était trop belle et elle cruelle belle et rouée ingénue s’enfuit par la ruelle sans génie ni étincelle la lampe à la main Aladin glissa son souhait de rhume ou d’allergie on en sait rien mais quand même plus discret qu’un ‘’atchoum !’’ d’un Tony truand trucidant la nuit trouble oubliant la rengaine du pistolet dans la manche et le couteau dans l’autre d’un jour pour l’amour pour toujours comme bat le tambour et la chamade qui rime avec aubade bravade avec le cœur aussi et n’oublie pas camarade la came qui rame roule et n’amasse que mousses Line à son chapeau fleuri accroche des brassées de couleurs au cou des douleurs aussi douces qu’un leurre et le chat là-haut sur le lit ne mettant que des nœuds à ses heures qui coulent et filent au travers de l’aiguille agile fragile le mythe s’étend à moitié à la mi-temps il est temps alors persiflant l’arbitre tel le merle siffle d’une rasade le verre s’enivre puis se vide au puits clos de tous ces mots qui se déversent en grande messe du n’importe quoi m’importe peu de vous à moi mon cœur dégouline des mots dégoûtant l’espoir de trouver le bon qui jamais ne se donne…

 

 

 

 

 

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Alejandra Pizarnik, elle a dit...

Publié le 5 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans mes coups de coeur

 

LA CARENCE

« Je ne connais pas les oiseaux,
je ne connais pas l’histoire du feu.
Mais je crois que ma solitude devrait avoir des ailes. »

 

  - Alejandra Pizarnik -  

 

  PICASSO La lecture

 

« (tout ce que l’on peut dire est mensonge)
le reste est silence
sauf que le silence n’existe pas »

    - Alejandra Pizarnik –  

 

 

Ce soir, dans ce monde

Poème d’Alejandra Pizarnik, de Árbol de Fuego, Caracas, diciembre 1971.
Poème traduit par © Carlos Alvarado, 2008.

 

 

 


à Martha Isabel Moïa

 

 

 


ce soir dans ce monde
les mots du rêve de l’enfance de la mort
il n’est jamais « ça », ce que l’on veut dire
la langue natale châtre
la langue est un organe de connaissance
de l’échec de tout poème
castré par sa propre langue
qui est l’organe de la ré-création
de la re-connaissance
mais non celui de la résurrection
de quelque chose en guise de négation
de mon horizon de maldoror avec son chien
et rien n’est promesse
entre le dicible
qui équivaut à mentir
(tout ce que l’on peut dire est mensonge)
le reste est silence
sauf que le silence n’existe pas


non
les mots
ne font pas l’amour
ils font l’absence
si je dis « eau », boirais-je ?
si je dis « pain », mangerais-je ?

ce soir dans ce monde
extraordinaire silence, que celui de cette nuit !
ce qui se passe avec l’âme est-ce qu’on ne la voit pas
ce qui se passe avec l’esprit est-ce qu’on ne le voit pas
d’où vient-elle cette conspiration d’invisibilités ?
aucun mot n’est visible

ombres
enceintes visqueuses où se cache
la pierre de la folie
couloirs sombres
je les ai parcourus tous
ô reste un peu plus parmi nous !

ma personne est blessée
ma première personne du singulier

j’écris comme qui… avec un couteau empoigné dans le noir
j’écris comme je suis en train de dire
la sincérité absolue continuerait étant
l’impossible
ô reste un peu plus parmi nous !

les ébrèchements des mots
en délogeant le palais du langage
la connaissance entre les jambes
qu’as-tu fais du don du sexe ?
ô mes morts !

je les ai mangés, j’ai avalé de travers
j’en peux plus, de n’en pouvoir plus


des mots muselés
tout glisse
vers la sombre liquéfaction

et le chien de maldoror
ce soir dans ce monde
où tout est possible
hormis le poème

je parle
en sachant qu’il ne s’agit pas de ça
toujours, il ne s’agit pas de ça
ô aide-moi à écrire le poème le plus oubliable !
celui que ne soit pas bon, même pas
à être inutile
aide-moi à écrire des mots
ce soir dans ce monde

 

 

 

 

 

Alejandra Pizarnik

 

La poète argentine Alejandra Pizarnik (dont le prénom de naissance était Flora) est née le 29 avril 1936, à Buenos Aires où ses parents d’origine russe étaient arrivés dans les années trente, fuyant l’antisémitisme. Elle perd son père très tôt et sa mère sombre alors dans une grave dépression. Elle commence à publier ses poèmes dès l’âge de 20 ans ; elle fait des études de lettres et de peinture et s’installe en 1960 à Paris se liant avec André Pieyre de Mandiargues, Octavio Paz, Julio Cortazar. Elle travaille comme correctrice d’épreuves, traduit Hölderlin, Artaud, Michaux, Aimé Césaire et Yves Bonnefoy. Elle rentre en Argentine en 1964 en raison de la dépression de sa mère. En 1969 une bourse de la fondation Guggenheim lui permet de séjourner aux États-Unis et d’écrire un essai sur Erzebeth Bàthory. Elle se donne la mort le 25 septembre 1972, à l’âge de 36 ans. Elle avait noté dans son Journal, en 1962 « Ne pas oublier de me suicider »
C’est Silvia Baron Supervielle qui la fit connaître en France en publiant en 1986, grâce à François-Xavier Jaujard, Les Travaux et les Nuits aux Éditions Granit. Elle donne aujourd’hui (fin 2005) une nouvelle édition de l’œuvre poétique reprenant intégralement cette première publication (Arbre de Diane, 1962, Les Travaux et les nuits, 1965, Extraction de la pierre de folie, 1969, L’Enfer musical, 1971, des extraits de Textes de l’ombre et dernières poèmes, 1982 - recueil comportant des textes publiés dans diverses revues depuis 1963 et des poèmes de la fin de sa vie inédits -) et complétée par des inédits comme La Dernière Innocence
de 1956.
Celle qui ébauchait ses poèmes à la craie sur une ardoise, dans sa chambre, retint l’attention de François-Xavier Jaujard, Silvia Baron Supervielle sa principale traductrice, mais aussi Octavio Paz, Alberto Manguel, Claude Couffon et Jacques Ancet.

Extrait d’un court texte de Jacques Ancet : « Il y a d’abord une blessure – la naissance : la perte de plénitude. De cette blessure nous saurons peu de choses – c’est le centre, le jardin, l’autre rive – sauf qu’elle ne cesse d’aimanter la poésie d’Alejandra Pizarnik [...] La naissance pour elle est une mort – « un acte lugubre ». Expérience qui marque l’existence d’un signe foncièrement négatif. Vivre c’est vivre l’absence, le vide : « Soigne-moi du vide », dit-elle.
Et autre extrait, d’un portrait d’Alejandra par Alberto Manguel, dans la très belle postface qu’il donne à la nouvelle édition de l’œuvre poétique chez Actes Sud (2005) : « Elle habitait un appartement minuscule au cœur de Buenos-Aires. Elle avait fait un voyage à Paris (voyage qui allait nourrir son imagination longtemps après son retour et au cours duquel elle rencontre Julio Cortazar et André Pieyre de Mandiargues, deux figures-clés dans sa vie) et par la suite elle ne sortit quasiment plus de l’espace clos de ses quatre murs, où elle écrivait, dormait (mal) et recevait ses amis. Près de son bureau, elle avait épinglé une phrase d’Artaud : «Il fallait d’abord avoir envie de vivre » [...] Au cours de sa brève existence, Alejandra publia huit petits recueils qui lui valent aujourd’hui une place fondamentale dans la poésie de langue espagnole. Ses prédécesseurs étaient les poètes arabo-andalous du Moyen Age, ainsi que Quevedo, saint Jean de
la Croix
et sœur Juana, auxquels vinrent ensuite s’ajouter ses lectures de Rimbaud, d’Yves Bonnefoy et des surréalistes français

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Le papillon fatigué

Publié le 5 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 

 

Brousse-et-l-arbre-a-papillons-sept.-2014-032[1]

 

 

     

 

Un dimanche ensoleillé d'automne, posé sur les buddleias, il était là, avec les autres, à bûtiner...

Alors je lui ai volé la pose, à lui et à ses copains qui ne cessaient de virevolter dans l'air doux. Mais quand je l'ai vu de près, prisonnier sur mon écran, je n'ai pas pu empêcher mon  cœur de se serrer.

Il avait l'air si las...

 


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Souvenirs printemps 2014 - S&G à Florence

Publié le 5 Octobre 2014 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 

FIrenze 

 

 

Une des plus belles villes au monde

     j'exagère à peine... ^^

 


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Humaine Lambda

Publié le 13 Juin 2010 par OverBlog dans Le fil des jours, ma muse

   
Parce que certaines musiques réveillent les souvenirs enfouis.
Ces souvenirs faits de rien, de sensations et de frissons...


    bouton de rose

     


    HUMAINE LAMBDA

 


Moi, Katie B., humaine lambda de la planète bleue et plus particulièrement de ce petit coin où j’aime tant vivre, revendique ce que certains appellent avec crainte, la solitude.
 

Elle est mon refuge, quand je me suis trop laissée aller aux mots, trop donnée aux sentiments, là où je panse mes plaies et lèche mes blessures en attendant que revienne le jour où, curieuse malgré tout, je pointerai de nouveau le nez pour humer l’espace alentour.

 
C’est mon moi colimaçon qui l’a trouvé le soir où une peine de trop à fait déborder le vase. Pour me protéger, pour soigner mes poussées de langages, mes excès de pensées. C’est là que finalement j’ai appris le peu d’importance qu’ont les choses et le trop que je leur accordais.

 

 

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