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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

il etait une fois...

Les ailes en moins

Publié le 22 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

    Les ailes en moins

 

 

Je dédie ce texte à mon Père, à ma Mère,

et à mes enfants qui ont vécu ce que vivent les roses...

 

 

Il était une fois, je suis venue au monde dans un des nombreux plis de la Terre, sous les ombres mouvant sans cesse de fantômes maladroits.

 

 

Pour faire oublier le son lugubre de leurs chaînes rouillées entre les interstices grimaçant à chacun de leurs pas, ils s'essayent maladroitement à des simagrées dépourvues de malice, la nature ne les ayant pas dotés de cet artifice-là.

 

Les regarder s'agiter, l'air ballot, dans le contre-jour chiche, prête à sourire. Je l'apprendrais à mes dépens. Car le préposé aux nouveaux arrivants, dont le rôle était de m'avertir de cette particularité d'importance, avait pointé aux abonnés absents le jour de mon avènement.

 

C'est pourquoi j'ai longtemps cru que ces drôles d'escogriffes aux airs déjantés qui déambulent dans le fief des courants d'air humides et froids, n'étaient que des personnages tragiques, annonçant un drame en sursis de leurs grands gestes dégingandés en dansant sous les draps.

 

Il m'a fallu les affronter un par un avant de réaliser quels vrais rôles ils jouaient dans ma vie...

 

Certains ont fini par se déliter dans le temps qui passe, mais aujourd'hui, leur souvenir cliquette gentiment à mon oreille. Il est vrai qu'elle a perdu de sa qualité et qu'à partir de là les bruits ont perdu de leur vrille, mais je reste persuadée que mes fantômes sont cousins germains avec les anges gardiens. Et en tant que tels, je leur voue une tendresse particulière, les prie et pense à eux aussi souvent que la peur de vivre et le doute en branle-bas se dressent sur ma route.

 

 

 

 

 

 

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Et ron et ron...

Publié le 6 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

    Et ron et ron...

 

Il était une fois, au bal à muses

mis bout à bout mes états d'âme

en douce se mordant la queue

tout à petit patapon

dansent l'horrible ronde

tourbillons et resucées

d'une piètre et lassante prose

 

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La saison rousse

Publié le 4 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

   La saison rousse

 

Il était une fois, l'automne dans ses pénates avachi

larmes en feuilles mortes

susurrant la décadence

lente sous des nappes de pluie

des tombeaux de couleurs à ciel ouvert

sa frime mal fagotée par le vent

dans un souffle rageur signe

la fin flamboyante de l'été

 

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La fourmi saltimbanque

Publié le 5 Mars 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

   La fourmi saltimbanque

 

Une fourmi qui rêve de prendre la plume, cela a l'air plutôt bizarre. Certains diront même que c'est totalement incongru. A chacun son domaine, s'écrie le monde bien pensant, et basta !...

 

Le rôle de la fourmi se résume à peu de chose dès lors qu'on se penche sur le sujet. Elle a été conçue pour apporter son aide, son soutien à une longue colonne de fourmis, forçats comme elle, qui passent tout leur temps dans un interminable va-et-vient n'ayant pour but que d'entretenir une corpulente reine prédestinée à un rôle harassant (être reine n'est pas une sinécure, qu'on se le dise !). Et tout ça pour que d'autres fourmis naissent encore et encore et reproduisent le schéma en rond des siècles durant...

 

Que cette fourmi rêveuse vienne à être écrasée par mégarde par les gros sabots d'un passant distrait, aussitôt une autre prendra sa place ; il ne faut pas que la chaîne cesse.

 

Mais allez expliquer à un rêve le mot impossible...

 

Le rêve n'y voit qu'un assemblage de lettres assez insipide, voire carrément pauvre avec ses seules trois syllabes et ses cinq consonnes pour écrire un mot aussi long.

 

Avec l'opiniâtreté que seul un rêve est capable d'insuffler, la fourmi en question, comme on s'enchaîne prendra la plume.

 

Elle ne sait rien encore des marasmes à venir, des jours de doute, des heures de peine et d'encre balbutiante, des questions sur le bien fondé de cette hérésie qui lui a fait prendre la route en solitaire, quittant le troupeau rassurant et son esprit grégaire.

 

Elle ne sait pas non plus combien de fois elle se perdra en route se perdant elle-même, épaulant un compagnon par ici, réconfortant un autre par là... mais au final sans personne pour vraiment l'aider quand le désarroi de la solitude lui deviendra insupportable.

 

Au rêve il faudra aussi expliquer le mot égoïsme. Plus complexe avec son tréma, il l'est aussi dans son application obstinée à envahir les moindres interstices. La petite fourmi, quant à elle, l'apprendra à son détriment...

 

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Au pays des Splendeurs Ephémères

Publié le 8 Mars 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, l'envie d'écrire un conte abracadabrant m'a pris la tête.

Quel meilleur endroit pour cela que la catégorie  "Il était une fois''  ?

Ainsi est né ce qui va suivre. Il s'agit d'un début que l'Elfe Serviable va étoffer au jour le jour, à condition toutefois que les Muses Légères restent penchées sur son berceau.

Pour l'heure, quelques personnages se dessinent. Sont en train de prendre place, les Elfes Malicieux, le roi des Nuages, Lili LaRose, son ami Jack-Pot, Cœur de Lune, Miss Narcisse et Poulbot, le rouge-gorge hardi. D'autres restent à venir.

Le tout se passe au pays des Splendeurs Éphémères. Une période reculée du Temps Jadis. On retrouve ce temps seulement dans les limbes des Mémoires Anciennes que des fouilles minutieuses ont remis au goût du jour.

 

 

   Le pays des splendeurs éphémères

 

 

Le pays des Splendeurs Éphémères se trouve à l'Ouest, posé de guingois sur la ligne horizon, niché entre les confins vallonnés des Montagnes Noires et des Cimes Enneigées mille fois millénaires.

 

Il n'est pas rare de voir, certains matins, à l’entrebâillement du jour nouveau, deux soleils qui se chamaillent.

 

Les Elfes Malicieux qui gouvernent ce pays disent qu'il ne s'agit en fait que d'un seul soleil aux prises avec son âme empêtrée dans un miroir. Un maléfice que lui aurait jeté le roi des Nuages au moment de la Grande Exaspération.

 

A qui se montre curieux d'en apprendre davantage, dare-dare l'Elfe Serviable s'empresse de lui conter l'histoire.

 

Tout a commencé avec le lumbago que le Titan Atlas s'était fait à force d'éternuer. Le grand, le fort Titan, celui qui portait depuis des lustres la voûte céleste sur ses épaules, était devenu allergique aux Pollens et le printemps était la saison qu'il redoutait le plus....

 

(à suivre, ou pas, qui sait... )

 

 

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accords en rut majeur

Publié le 24 Février 2016 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, corps nu à tâtons dans le vide
la liberté manquée suspendue à mon fil
emmêlée dans l’entrechat des heures poisse
l’existence vraie de vraie éclatée sur la face
sens taraudés sans relâche je jouais l’esbrouffe
et là où la vie ma vie filait en rus tendres
s’acharnant à gonfler pis que pendre la déveine
des flots triomphant en aval de ma joie
se donnèrent en vertiges à mes hauteurs de voix
accords en rut majeur
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Cri en toc

Publié le 16 Février 2016 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, dans le jour révolté de pacotille
limpide comme de l’eau au soleil
fondue dans mes mots dune
l’existence de travers malgré tout
comme d’hab
troublée par mes différences
guerre sapée de lassitude
tendresse retroussée fard piqué d’embruns
pour désarmer l’évidence
ses vagues oscillantes ses creux turbulents
j’ai encaissé le sale air de la peur
pour donner chair à ma peau

 

Cri en toc
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A la pointe de l'épais

Publié le 10 Février 2016 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, une de ces énièmes fois où
je m’apprête à balafrer le jour
sous le seuil du soleil, bernée
après une pluie douce et chaude
une tasse frémissante de miel et de thé
victime inconsolable
pour me fondre dans la houle
je glisse au pied de ma couche
mes pantoufles de verre
enfourche la raison
et sur mes communs atours
enfile mon armure de couleurs et papier
A la pointe de l'épais
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Fouilles au logis

Publié le 8 Février 2016 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, dans la caverne où je platonnais tout bas
l'imagination en berne coutures rebelles au repos
je sentis la chaleur d’un laser
la caresse opiniâtre d’un pinceau
mon corps aussitôt se bidonna d’aise
l’âme à vide gigota comme un vermisseau
au bout d’une lignée entière
d’aïeux raclés jusqu’aux os
je me vis tombée en poussière
fossile revenu face à la lumière
Socrate & C° bouches closes ne pipant mot…
Fouilles au logis
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Incendie en tour d'ivoire

Publié le 6 Février 2016 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

Il était une fois, dans l'odeur du café mal réchauffé

après une nuit frémissante peuplée d'ombre

je suis encore passée à côté

 

Une nouvelle fois ravie dans le bonheur

petits doigts convenus jouant les bonnes fées

bouche bée émerveillée j’ai arrondi les angles

des a et des o, des s embrassés

des apostrophes et des majuscules

mes poings suspendus

 

Ce matin, le jour s'est levé, ni bleu, ni brume

et moi, appliquée dans la courbe des virgules

de mes peurs aux couleurs ridicules

langue pendue j’ai vu le soleil incendié

Incendie en tour d'ivoire
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