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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

mes listes a la gomme de charabia

Mon aval pour un nouvel à vau-l'eau

Publié le 22 Février 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

 

     Mon aval pour un nouvel à vau-l'eau

 

L'occasion est trop belle pour refuser cet appel du pied de ma plume prise de frénésie. Elle qui va me délester de quelques pensées en vrac pesant leur poids de brouillard et d'ombres au creux des jours qui s'écoulent.

 

 

Rêves inavoués, rêves indicibles, rêves imparfaits...

 

Écrire encore ou me taire à jamais, ainsi se dessine mon incertitude bercée par la valse d'une nuit ample dans sa robe de lune.

 

La magie d'un trait de plume exsangue rayant le bleu du ciel, et le tableau vide efface l'odeur de la craie.

 

Dans la bataille de mots emmaillotés d'encre pour taire le silence, mordue ma langue, j'ai mal...

 

La peur du vide, et sur l'eau mon pas mal assuré glisse et me blesse, lorsque soudain une vague à l'âme à huis-clos en spirale m'emporte. Au fer rougi de ma langue, à sa racine la douleur prend feu.

 

Vers où tourner mes prières quand le ciel se couvre de poussières ?

 

La musique en sourdine vient d'une boîte vide de sardines.

 

La vie se détricote, une maille à l'endroit, une maille à l'envers.

 

L'essentiel, c'est de souffler doux, pour laisser une chance à l'enfant qui dort au fond de ma mémoire...

 

Dans mes cartons pleins, du vide, encore du vide...

Seule au monde, ma maison n'a pas de toi.

 

Dans le meilleur des vins traîne l'odeur du vinaigre et des regrets.

 

Gris, la couleur du flou par excellence...

 

C'est quoi la perfection, quand le parfait n'existe pas ?

 

Au soleil de midi, l'ombre blanche épouse l'ombre noire. Ainsi naît l'enfant roi...

 

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Dans quel état j'erre...

Publié le 7 Décembre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

 

    Dans quel état j'erre...

 

  • L'écriture comme un fleuve en enfer brûlant ma peine

  • Mes affres immortelles sur la gorge serrée

  • Dans la marge, la querelle dérangée des doigts sur le bide croisés

  • Les jours de grand écart, réfractée tête à l'envers

  • Polissant sans façon le tain polisson d'un miroir peint à l'unilatérale

     

  • Me surprendre à houspiller et piller encore l'aumônière lamentablement vide

  • Bouche bée devant les ébats-tarentelle d'une tarentule sur son fil tendu

  • Apprivoiser du soir au matin le petit oiseau bleu dans ma tête perché

  • et le chat sans arrêt qui ronronne dans une ronde d'amour

     

  • Je trinque à l'infinie misère des ''je veux'' mais ''j'arrive pas''

  • à m'enticher encore une fois de futilités indispensables

  • et de bis repetita qui parfois ne plaisent plus au deuxième passage du plat

  • Pour accrocher en bandoulière le cil porte-bonheur égaré sur ma joue

  • Retenant les frémissements pâles entre mes lèvres closes

  • Égarée dans l'absence qui fatalement viendra

  • Après une ondée sauvage chevauchée à cru

  • La valse au milieu figée dans son malléable tourbillon

  • Les poches pleines de rêves, l'ovale en sages cascades

  • Le vert irisé tremblotant dans mon œil amoureux

  • Aux signaux en fumées de guerre perdue d'avance

  • Avec une majuscule et trois pointillés qui s'égarent

  • Raz-de-marée bizarre comme une razzia

  • Sur le cœur ourlé de peur et de points de sutures

  • Et puis des mots pour rire qui n'en reviennent pas

  • Des rires édentés déchirés ébréchés

  • Le silence en apnée désopilant le tintamarre

  • Près d'une morne mare où l'on peut se brûler les yeux baissés

  • L'essence noyée comme seule pitance d'un feu incandescent

  • Dans les impromptus des nuits blanches à la pelle

  • Bruissements de sons sur ma langue un bout de salade agaçant coincé entre les dents

 

(à suivre... ou pas )

 

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Comme un monologue

Publié le 3 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

    Comme un monologue

 

Quand rien ne vient mais que l'envie de titiller la page blanche est là, mes listes à la gomme de charabia me servent à voir jusqu'où vont mes limites... Et c'est ainsi, de Charybde en Scylla, que je prends la fuite.

 

 

Pêle-mêle et en vrac, prenant appui sur mon trouble latent qui dure depuis la nuit de mon temps, voici donc quelques bribes d'une même histoire  :

 

- Le froid d'hiver précoce, ses bras sur mon col, les frissons autour,

- les heures malades de l'atout crève-cœur,

- les bruissements d'elle aux abois,

- l'âme au bois tendre, naissance galvaudée,

- des rafales de clavier dans un black-out qui crépite, et dehors le temps lourd,

- des entourloupes interlopes à n'en plus finir,

- les mots piètres qui font flipper et puis flop, et ricochent sur les murs de l'ennui,

- le vide sidéral autour de moi sidérée la bouche ouverte en carpe diem,

- des turbulences déjantées sous une bouffée légère d'overdose,

- voir Venise et soupirer sur le pont devant le crade de ses venelles,

- cheveux défaits et noués du blond au blanc en boucles sur l'oreiller,

- dormir, rêver, blanchir la nuit,

- se frotter aux heures tièdes du soleil sans vouloir éteindre les étoiles,

- sourire émerveillée,

- un rouge trempé au mitan de nulle part,

- l'encre bleue pour enguirlander les poèmes,

- des effluves de roses à damner un saint,

- une peau de zèbre en damier qui ferait rire le diable,

- trois gouttes de miel pour absoudre la blessure,

- les rousseurs de l'automne pour tout oublier...

 

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Énième liste à la con

Publié le 11 Août 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

 

    Énième liste à la con

 

 

Dans ma geôle abyssale dédiée à mon seul inconfort, il y a :

 

 

Du vide immense, presque géant, balbutiant dans l'interstice entre deux lunes gibbeuses, quelques zombies grimaçant et un silence rébarbatif,

 

Du néant, un peu entre chaque lignes, déposé là en couches irrégulières par une fée du temps jadis qui roulait sa bosse sans sauf-conduit,

 

Une flopée d'accidents de parcours ayant emprunté les ennuyeux chemins du non-retour par la plus grande inadvertance et la joie sans limite des badauds,

 

Des souvenirs hilares et confits, au rictus prononcé de chagrin,

 

Une ombre jubilatoire en bas résilles, comme des moucharabieh filant des perles de joie les jours de liesse,

 

Des ricochets au timbre douteux fusant lisse sur les marécages obsolètes,

 

Des mises à la une de pacotille, le temps que dure un feu d'émois,

 

Un jeu de sarbacanes taquinant le hasard et la roulette russe à qui rira le dernier souffle,

 

Une barbichette poivrée et deux courtes-pailles mal attifées,

 

De l'amour téméraire et funambule qui n'en finit pas de tomber,

 

La douleur, l'écharde et l'épine à mon cou,

 

Quelques entrechats tigrés-roux baillant dans l'entrefilet,

 

Des paroles en l'air sifflées sur la colline au bois joli,

 

Un conciliabule d'étoiles mièvres tintinnabulant sous la canopée,

 

Le chant des sirènes en pim pom et des poules qui caquettent,

 

Un avion flamboyant les nuages au ramage queue-de-paon,

 

Ma mère et l'amer bras dessus-dessous,

 

Des vagues zen ratissées dans un parterre d'os pilés fins,

 

Deux, trois gouttes de citron vert pour astreindre le limon de la langue,

 

Un yo-yo mal rembobiné tendu pis que pendre à des automates en papier de soi,

 

Un guidon de vélo tout-terrain promenant ses têtes à tour de bras,

 

L'horizontale et ses abords chargés de l'espoir des nuits d'orages,

 

Mon destin mis en boîte machiavélique pour résister à la résurrection,

 

De la dentelle en fleurs mouchetée d'écume extravertie,

 

L'envie gouleyante d'un je-ne-sais-quoi qui dessale la terre comme je pleure,

 

Et le pouvoir divin d'arriver à écrire un jour, enfin, toute la poésie qui gourmande mes lèvres et débloque sur ma langue...

 

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Kit de survie

Publié le 24 Avril 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

- L'arbre renaissant au soleil sous les yeux d'une glycine tendre -

 

   Kit de survie

 

La liste des choses à faire et des choses à avoir absolument dans sa trousse chaque matin :

(Emmêlée, en vrac et vice versa et loin d'être exhaustive, cela va de soi... )

 

* L'envie de poser sur Terre le premier pied

* résolument tourné vers la lumière

* une boîte à musique multicolore

* un concert de crapauds amoureux

* des oiseaux libres dans la tête

* courir pieds-nus nez au vent

* de l'herbe verte bariolée de fleurs

* un chat zen endormi sur le banc

* des bottes de sept lieues parlant espagnol

* une ombrelle à pois jaunes et rouges

* un parapluie pour les jours où...

* gronder l'orage avec un air de Chopin

* un nid fait et défait à la hâte

* du duvet blanc tombé du ciel

* le printemps pour adoucir la peine

* deux larmes et demie dans la voix

* du sang pas livide dans la veine

* l'échaudé du cœur en bataille

* une pleine envie d'aimer

* des mots ribambelles sans sourdine

* un regard de 14 juillet

* jouer sans malice avec le feu

* brûler les artifices

* se faire du bien sans faire le mal

* le goût des rêves évanescents

* le péché de gourmandise

* son caramel doré

* du miel et des abeilles

* la glycine emmêlée de bleu à la treille

* le silence du marteau piqueur

* manger les coudes rêveurs sur la table

* la lune penchée par-dessus

* un grain de folie au verbe tendre

* la clef du bonheur en bandoulière

* une échelle de soi greffée à l'arc-en-ciel

* des perles de rires embués de soleil

* dissoudre l'acide dans les yeux

* voir éclore les merveilles

* et les oubliés, comme autant d'actes manqués...

- les fleurs du laurier-tin -

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Liste de mes "veux"

Publié le 1 Janvier 2019 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

Liste de mes "veux" (nouvelle version)

 

Je veux

pour tous sur la Terre

des jours lisses

des jours de liesse

des jours heureux

des heures qui glissent

des heurs doux

des douceurs exquises

 

Je veux encore

des froissements à pleurer

des pleurs mouillés en silence

des frissons en or mués

des muses habitées

des habits de fête légers

 

Je veux enfin

des faims rassasiées

des eaux troublées riches

et m'assoiffer aux fées délices

 

Pour toujours je veux

des trous de souris

des sourires en douce

des douleurs estompées

des trompe-la-mort

des morts de rires

des ires apaisées

désir en poupe

la paix par le monde

l'espoir en fleurs

les fusils légers

 

Je fais des vœux par milliers

aucun sang impur

juste l'amour la vie autour

la bêtise abattue

dans le jeu des différences

de la tolérance

nos richesses en sommes

valeurs ajoutées

 

Je veux croire en demain

où l'esprit droit et léger

n'aura plus besoin de sacrifices

 

Je veux sans malice

voir les chats noirs et blancs

les tigres sans peur traverser

sous l'échelle ma rue

 

Je voudrais sans cesse

voir tomber les feuilles mortes

à pleine bouche t'embrasser

puis renaître au Printemps...

 

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