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Il pleut sur ma tasse de café

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   Il pleut sur ma tasse de café

 

 

Frou-frou d'elle animal bouleversé

le danger qui rôde lui a dicté la fuite

pétris d'effroi ses mots ont suivi l'instinct

 

Défilent tristesse et nuit sans fin

l'amer remontant les sentiers battus

redevenue l'athée étouffée de doutes

elle enlace à tout-va son chagrin

 

Têtue la joie délivre enfin sa langue ligotée

retranché dans la gorge de miel où il vocalise

remis en boule le silence froissé rend les clés

 

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Moisson d'automne

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

- une poignée de châtaignes sur feuilles tombées -

- J'ai toujours du mal à identifier sans coup férir les champignons. C'est la première fois qu'ils poussent ici sur mon coteau. Ils ont colonisé une vieille souche de peuplier... Peut-être une vieille pivoulade et ses petits, ce "trésor" mycologique propre au Sud-Ouest...

- Une des dernières capucines de la saison -

- Feue l'herbe verte, la sécheresse a eu raison d'elle depuis longtemps - place au tapis roux de feuilles mortes -

 

Publié dans instantanés

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Pour moi, la Poésie...

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

 

    J'aime la poésie. Pas celle qui dit que le ciel est bleu, la mer est belle, mais celle qui voyant la beauté transcendée par ce bleu du moment, nous la donne à boire par les yeux, à la ressentir de toute notre âme ; celle qui enfle jusqu'à sa démesure et fait vibrer le cœur jusqu'à la limite du supportable, juste avant l'implosion...

 

 

 

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Les mots infiltrés

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   Les mots infiltrés

 

 

Je n'ignore rien de la vie et ses blessures

j'ai appris de l'enfance à imiter mutique l'indifférence

qu'il faut rire pour ne pas se laisser couler

qu'il n'y a pas d'autre choix que d'avancer

sinon j'en crève...

 

 

Pour abri j'ai bâti une imprenable citadelle

ses remparts tout en flammes et dentelles

son pont-levis colimaçon qui sans façon

me retire du monde à la moindre incartade

peignant de rose timide les mots de ma vie

habillant mes fenêtres vibrantes de passion

par monts et galères pas dupe je vais

pendue par la joie aux murs des barricades

 

Mes peurs en bandoulière et leur blues obsédant

mes cicatrices en apnée je déambule ici bas

avec mon handicap de loup égaré dans les limbes

je joue la sérénade des jours heureux

 

Parano par habitude la confiance rétractile

je sors les griffes surtout en dedans

le cœur marshmallow les regards en vrille

mes jours sont des colosses aux pieds d'argile

jouant comme on meurt sur les sables émouvants

 

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Une histoire amorale

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   Une histoire amorale

 

 

Au carrefour d'une nuit interlope

la vie au bout de sa plume

un oiseau libre va...

 

Libre, comment ?

demande un réverbère

son pied souillé couleur de rouille

 

Interloqué l'oiseau de passage se pose

prend le temps de lisser son ramage

puis abasourdi claque le bec au vent

 

La liberté n'est qu'un leurre

emberlificoté d'un blanc fil à la patte

qui rabat le caquet des roquets prétentieux

tenus sifflés au bout d'une laisse

endimanchés de peurs et de pacotille

pissant heureux sous les étoiles

 

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N'amochez pas la folie

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

  N'amochez pas la folie

 

 

Fille éclatée de joie la folie glane en riant les rêves

offrant son grain de sel à qui ne demande rien

 

Si on l’entache d'ordinaire elle sombre

et laisse les mots roulés boulés défaits

sous les draps froids d'un matin bastringue

 

La folie douce craint les salamalecs

le batifolage et les tons badins

 

Donner avec sérieux sa langue en trèfle

abreuver l'insatiable à la rosée délice

s'échapper du miroir pour un duo avec le vent

adopter un mouton noir aimer lire les nuages

caresser comme on gomme la tristesse d'un soir

ajuster un col doux aux oiseaux de passage

rire et se pâmer pour signer l'offrande

suffit parfois à la retrouver folle et douce

faussement docile et abandonnée

entre les mots et leurs froissements de papier...

 

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Tout est chute lente

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

 

   Tout est chute lente

 

 

     Tombe la pluie, la nuit, les rêves infinis...

 

 

Un leurre côté pile tombe et tout s'efface

côté face le feu couve et me gronde

mes ailes assagies la liberté pliée

 

Je suis l'ombre et la mémoire de l'ombre

l'écho refoulé de larmes obscures

funestes murmures sur le silence perchée

 

J'entends le secret de la nuit qui descend

la vieillesse morbide du monde

son inexorable linceul aux heures pendues

matant à la lisière de mes yeux ma tombe

 

 

 

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La non histoire

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

  La non histoire

 

 

Les mots cannibales rôdent quand je voudrais la paix,

mais lorsqu'ils fuient à leur tour c'est moi qui leur cours après...

 

 

Je n'ai rien à raconter rien à dire

mais j'aime tellement le velours âpre des mots

mots doux vautours qui m'étripent sans répit

me prennent aux côtes et me pincent sans rire

 

Entre volupté flambante et vertigineuse délectation

cet amour là n'est que tendre supplice

 

Parfois dans les méandres où je m'égare

je les perds les mots à hurler tant j'ai mal

leur silence comme une brûlure chevillé au corps

 

Mais moi je ne sais pas crier pas implorer

ou alors du dedans là où la menace gronde

baudruche gonflée d'air depuis la nuit des temps

j'attends assise sur mon néant

morte de trouille de mes pas vers l'hécatombe

 

Si tout implose rien ne sera plus comme avant

prise entre un verbe qui étrangle et l'autre qui dégobille

des aiguilles en souffrance sous ma peau

pique et pique la colère rame

 

J'ai le trouble latent à la racine de l'âme

l'air inspiré brûlé aux artifices indécents

pantins empaillés volent au vent de mes prouesses

ridicules incrustées en ridules sur la face de lune

l'autre en aura resplendissant

 

La gorge effondrée expire ses péchés

capitale du non-sens l'interdit

en lettres majuscules vibre au fronton

ma gloire éphémère pousse à l'abandon

terre inhospitalière semée de pensées foutraques

où je puise à mains nues les orties du fossé

tremblante implorant l'ascèse...

 

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La tarte du dimanche

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

- il n'y a qu'un pas pour mener des pommes à la tarte : la gourmandise ! -

Rebelote, hier c'était dimanche, et le samedi c'était le ramassage des premières Chantecler direct au verger !...

 

 

   La recette de ma tarte aux pommes  

 

Pour la pâte, dite ''à la casserole" :

 

  • Ajouter 5 c-à-s d'eau dans une casserole
  • 5 morceaux de sucre
  • 125 g de beurre
  • Faire fondre le beurre et le sucre dans l'eau mise à chauffer
  • Éteindre et laisser refroidir un peu
  • Ajouter d'un bloc 250 g de farine, 1 sachet de levure et 1 pincée de sel
  • Remuer et amalgamer

 

Pour la tarte :

 

  • Sans attendre, foncer un moule beurré au préalable en étalant la pâte à la main ;
  • Disposer à sa guise 7 ou 8 belles pommes coupées en quartiers (ici, la savoureuse Chantecler à défaut de Reinette grise du Canada) ;
  • Saupoudrer de cassonade ;
  • Faire cuire à four chaud 35 min à 180°

 

Et le plus important reste à faire, déguster la pomme fondante et confite à point sur une super pâte au sucre mi-brisée mi-sablée.

Tiède (pour les impatients) ou froide, c'est un vrai régal.

Bon appétit ! Miam...

 

Publié dans Miam !

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L'effronté soliloque

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   L'effronté soliloque

 

 

Dans un coin paumé à l'ouest d'une nuit polyglotte

l'âme errante vrillée façon colimaçon

ma tête entortillée dans les bobards et les starting blocks

se raconte l'histoire du temps qui viendra

succédané de vie douce et d'amour infini

lové dans tous les girons de la Terre

le ramdam de ma langue perdue dans l’entre-deux

 

Tailleur assis à la lisière d'un noir éblouissant

l'envie en visière débriefe et s'exclame...

 

Dans le vif d'une clairière aux rayons ultras

où tendre mais sauvage parfois la lune s'égare

un orpailleur claudiquant a dégringolé criant famine

 

Ses oripeaux lacérés de sangs anciens

disent mon enfance disloquée

d'où l'illusion essorée à même l'amour

enlace la mémoire malade comme un chien

 

Un mal à dire fort de sa prise m'étreint

broyant mes tripes dans un sanglot long

pour que dansant la folle séguedille

émerge du magma le tilde gommé

 

Ce matin dans ma carence émaillée de verve

posée sans façon sur le fil ébréché du temps

j'ai tâté au guingois imparfait des mots

 

 

 

 

 

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