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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Bienvenue à l'ombre de mes mots

Publié le 26 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

« Ce qui me fait vous écrire est une chose infime comme le demi-sourire d'un ange. »

Christian Bobin

Humaine lambda, je vis aux confins de la Lune, au pays des Oranges Bleues.

J'aime les mots comme ils viennent, j'aime les couleurs, les images, la bonne bouffe, la musique et la chaleur du partage.

Alors j'ai créé mon propre pays.

Ses racines sont aux couleurs de ma poésie, entre les bruits de la vie, ses senteurs et ses lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Katie, à l'ombre des mots songeurs

 

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Mes Paint'ures

Publié le 26 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

 De l'époque où je m'amusais en peintures

Vendanges

 

Autoportrait

 

Le bonheur dans les étoiles

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Les ailes en moins

Publié le 22 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

    Les ailes en moins

 

 

Je dédie ce texte à mon Père, à ma Mère,

et à mes enfants qui ont vécu ce que vivent les roses...

 

 

Il était une fois, je suis venue au monde dans un des nombreux plis de la Terre, sous les ombres mouvant sans cesse de fantômes maladroits.

 

 

Pour faire oublier le son lugubre de leurs chaînes rouillées entre les interstices grimaçant à chacun de leurs pas, ils s'essayent maladroitement à des simagrées dépourvues de malice, la nature ne les ayant pas dotés de cet artifice-là.

 

Les regarder s'agiter, l'air ballot, dans le contre-jour chiche, prête à sourire. Je l'apprendrais à mes dépens. Car le préposé aux nouveaux arrivants, dont le rôle était de m'avertir de cette particularité d'importance, avait pointé aux abonnés absents le jour de mon avènement.

 

C'est pourquoi j'ai longtemps cru que ces drôles d'escogriffes aux airs déjantés qui déambulent dans le fief des courants d'air humides et froids, n'étaient que des personnages tragiques, annonçant un drame en sursis de leurs grands gestes dégingandés en dansant sous les draps.

 

Il m'a fallu les affronter un par un avant de réaliser quels vrais rôles ils jouaient dans ma vie...

 

Certains ont fini par se déliter dans le temps qui passe, mais aujourd'hui, leur souvenir cliquette gentiment à mon oreille. Il est vrai qu'elle a perdu de sa qualité et qu'à partir de là les bruits ont perdu de leur vrille, mais je reste persuadée que mes fantômes sont cousins germains avec les anges gardiens. Et en tant que tels, je leur voue une tendresse particulière, les prie et pense à eux aussi souvent que la peur de vivre et le doute en branle-bas se dressent sur ma route.

 

 

 

 

 

 

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Philosophons un peu

Publié le 20 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

 

    Philosophons un peu

 

 

Je ne suis pas assez érudite pour confronter les philosophes entre eux dans les dogmes qu'ils énoncent, cependant je me rends compte qu'ils ont tous leurs contradictions. Et moi, ce qui me passionne par-dessus tout, plus que la vérité divinement révélée et déclarée comme telle par cet enseignement qui se veut infaillible, c'est de verbaliser tout ce qui peut structurer ma vie d'être humain sur Terre, pour mieux accepter de continuer à y évoluer.

 

J'ai cherché longtemps chez les philosophes qu'ils balayent mes doutes de leurs certitudes, alors que ce sont leurs doutes permanents qui dissipent mes convictions comme neige au soleil. Une bonne partie de ma vie m'aura été nécessaire pour admettre que je suis seule maître à bord de mes décisions et de la façon de mener ma barque. Une grande partie de ma vie pour comprendre que l'enseignement n'est pas fait pour m'imposer ses lois – lois que j'ai toujours refusées dans un premier réflexe purement animal - mais pour me pousser à cultiver ma propre réflexion les yeux grands ouverts.

Certains diront que j'enfonce des portes ouvertes, mais il est si bon de les enfoncer parfois. Ne serait-ce que pour s'affirmer à soi-même sa prise de position, aussi indolente soit-elle.

 

C'est ainsi qu'aucune idéologie à ce jour n'est arrivée à me convaincre. Je bâtis la mienne pensées après pensées piochées en me situant par rapport au monde, et en me perdant en permanence dans leur complexité.

 

Le chantre de cette pensée complexe, c'est Edgard Morin. Philosophe et fringant centenaire qui a gardé une vivacité et une sagacité extraordinaires après avoir traversé toutes ces décennies.

 

Je ne le vénère pas plus lui que ses célèbres confrères depuis l'Antiquité. Cependant, c'est grâce à lui que je réalise à quel point on trouve le boire et le manger dans la philosophie.

 

Leur grand mérite, à tous ces grands hommes, c'est d'agencer, de mettre en forme et de tenter d'expliquer le monde et nos façons de nous comporter par rapport à ce monde dans lequel nous grandissons.

Si Edgard Morin m'intéresse plus que d'autres en ce moment, c'est parce que, homme contemporain, il est à même de dépatouiller mieux que personne le fonctionnement des sociétés de notre époque. Ce qui n'est pas menue monnaie à l'heure où j'aurais souvent tendance à avoir envie de me glisser dans mon trou, à tout jamais enterrée par mes phobies galopantes.

 

  • Entre le covid qui nous rend tous plus moutons de Panurge que jamais en nous faisant trembler de peur comme si mourir n'était pas inscrit dans nos gènes ;

  • les tyrannies de toutes parts qui ne visent qu'à semer le chaos pour manipuler et asservir la planète entière à leurs seuls intérêts ;

  • les réseaux sociaux qui, au lieu de créer cette fraternité dont nous avons essentiellement besoin, sont de véritables plaies purulentes qui concentrent tout ce qu'il y a de pire dans l'humanité, déversant haine et violence à tout-va ;

  • la cupidité et le sordide qui règnent en maîtres ;

  • notre Terre-Mère qui est en train de lâcher de partout, aux dires des alarmistes, peu instruits, il faut croire, des caprices de notre chère planète. Elle qui, depuis qu'elle est planète, alterne les périodes de feu et de glace. Ces mêmes alarmistes, dans un orgueil démesuré, octroient le suprême pouvoir de tout détruire à l'homme rikiki et insignifiant que nous sommes devant les forces d'une nature qui nous dépasse haut-la-main ;

  • sans oublier le moustique-tigre et autres joyeusetés bestiolitiques qui nous promettent l'enfer. 

Je chagrine souvent sur l'avenir réservé à nos générations futures, mais je me console en me disant que c'est d'avoir trop vécu qui me fait voir le tableau si sombre, et je continue à cultiver l'espoir en misant sur les ressources inépuisables de la jeunesse. Elle qui saura, je le lui souhaite, se montrer comme toujours rebelle et insoumise afin de ne pas se laisser bouffer par la bêtise à l'état pur et par une technologie dévorante avec ce numérique qui ne vise qu'à nous asservir (bis repetita).

 

Je n'ai jamais été transcendée par une religion qui, en nous accusant de tous les maux, entretient le sentiment de culpabilité comme un joug nécessaire pour nous manipuler. De la même façon, je ne laisserais jamais, aujourd'hui comme hier, une quelconque autorité me dicter ma conduite tant que je roule dans les clous. Et ce n'est que pour entretenir la paix – celle de mon âme et celle avec mes voisins - que je mets genou à terre devant l'écrasante majorité qui dicte les lois de la société dans laquelle je vis.

 

Promis, dans une prochaine vie, si prochaine vie il y a, je reviendrais en anachorète perché loin, très loin des clameurs du troupeau. 

 

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Il est une évidence

Publié le 19 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans L'histoire de Rature Rainbow

 

    Il est une évidence

 

Je me croyais enfin débarrassée de mes craintes à propos de l'épée de Damoclès suspendue en permanence au-dessus de toutes les vies. Voilà qu'elles reviennent au galop et je dois lutter d'arrache-pied pour éviter les phobies qui me guettent.

 

Je n'ai plus envie de vivre dans ce monde qui se délite, brûle et va au chaos.

 

Depuis je ne sais plus quand, quelques longs mois à peine qui ont suffi à enfler la démesure du temps, du matin au soir et du soir au matin, la menace gronde. De plus en plus souvent elle s'est même mise à houspiller la nuit.

 

Vêtus de leurs plus horribles oripeaux, les fantômes déambulent dans mes songes, la peur et le bruit de leurs chaînes démangent ma peau.

 

Je rêve de creuser mon nid dans le coin le plus reculé de la Terre, pour ne plus entendre, ne plus lire, ces dangers imminents qui vont exterminer la race humaine dans des souffrances extrêmes.

 

Mauvais augures de tous poils, rengainez vos menaces, votre but n'est pas encore atteint ! En campagne derrière mes carreaux, je rêve et je respire encore et vais me battre jusqu'à la lie...

 

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La vie en couleurs

Publié le 18 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans instantanés

Ma vie en roses sur la terrasse...

... en bleu liseron sur mon balcon...

... glycine et lilas blanc...

 

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Retour de l'été - Récap' des incontournables

Publié le 13 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Miam !

 

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Bousillées mes godasses

Publié le 2 Juillet 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Bousillées mes godasses

 

 

De mille façons mes cieux se barbouillent

le sale air de la vie me coûte un max

lorsque froissée sous le soleil je déambule 

midinette d'eau pâle mitigée de chagrin

 

Des quatre coins du globe résonne le glas

crimes par ici fratricides par là

tout n'est que sang et violence qui dégoulinent

fatras épouvantable à ma conscience médusée

 

Allô maman bobo !

En farfouilles inopinées dans les secrets de famille

je trouve sans cesse du laid du pas beau

sans cesse sur l'espérance je dégobille

 

Révulsée par avance je devine le fond

poings serrés bras à demi baissés je pleure et je rage

rongée par la peur de mieux encore sombrer

en écumant à outrance la lie merdeuse de l'humanité

 

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Du bord d'un lac

Publié le 29 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Du bord d'un lac

 

 

Dans l'eau d'un lac dort la nuit

jusqu'à l'heure du miroir

et la danse des étoiles

 

Leurs reflets moirés

sur les flots où s'éveille le soir

captivent les rêves

 

Les paupières alourdies sombrent

délestées de mémoire

éblouies au fond noir de l'onde

 

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Le prix du choix

Publié le 27 Juin 2021 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    Le prix du choix

 

Dieu d'une main, femme de l'autre...

La mort pendant à toute vie

 

 

Elle a tué ses anges

petite écervelée

un puis deux

puis trois

pas trébuchés

 

Antiques méfaits ensevelis

sous les apparats grimée

elle soupire pour que le bonheur chante

mais comment le faire chanter

mortifiée de remords

bourrelée de regrets ?

 

Elle va prier ses anges

lenteur massive et repentie

un puis deux

puis trois

pour elle

petits bras tendus au paradis

 

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