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Bienvenue à l'ombre de mes mots

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

« Ce qui me fait vous écrire est une chose infime comme le demi-sourire d'un ange. »

Christian Bobin

Humaine lambda, je vis aux confins de la Lune, au pays des Oranges Bleues parfois bigarades amères.

J'aime les mots comme ils viennent, j'aime les couleurs, les images, la bonne bouffe, la musique et la chaleur du partage.

Alors j'ai créé mon propre pays.

Ses racines sont aux couleurs de ma poésie, entre les bruits de la vie, ses senteurs et ses lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Katie, à l'ombre des mots songeurs

Caminante, no hay camino,
se hace camino al andar...

Antonio Machado

- Katie à l'Ombre des Mots Songeurs -

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Bloody blog

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   Bloody blog

 

Yesterday, my blog was taking over my life.
Today, it's quietly fading away.

 

 


(Hier, mon blog envahissait ma vie.


Aujourd'hui, il s'efface doucement... )

 

 

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Maman pouille et papa maille

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

  Maman pouille et papa maille

 

 

le 23 mai 2026

 

Cher journal,

 

tu en conviendras, les rêves, songes d'une nuit par forcément intranquille, d'où qu'ils viennent, contiennent tous leur part d'étrange et de mystère. Même les plus rationnels d'entre-nous, lorsqu'ils tentent de leur trouver une explication sensée, ont conscience de cette troisième dimension où ils nous entraînent malgré nous...

Ainsi, dans la nuit d'un jeudi au vendredi, j'ai fait ce rêve particulièrement zinzin où une voix venue de nulle part susurrant à mon oreille me demanda si je savais ce qu'était une maman pouille et un papa maille.

Tu me connais, j'ai foncé tête en bataille dans l'embrouille avec la ferme intention de remettre les mailles à l'envers à l'endroit, et les poules sans chichi dans leur poulailler...

Dans ma divagation, la maman pouille est, bien sûr, une personne aimante, attentionnée, qui débarbouille, grattouille, épouille et touille dans la marmite à longueur de journées sans fin, toujours en gazouillant. Parfois, cette maman-là, quand elle doute, elle bafouille. Curieuse aussi, elle farfouille, voire carrément elle fouille (un peu, car elle est polie, la maman pouille). On l'imagine sans peine en train de s'adonner régulièrement aux chatouilles et aux papouilles avec ses fripouilles adorées...

Oui, mais c'est quoi un papa maille ? tonitrua le rêve sans me laisser le temps d'aller au bout de mon épreuve...

Le papa maille, euh... voyons voir, ne serait-il pas trop souvent ce papa qui défaille lorsque maman pouille a besoin de lui. Celui qui pinaille et rouscaille quand sa marmaille lui tourne un peu trop bruyamment autour pendant qu'il rimaille avachi sur le canapé croyant mériter pour si peu une médaille ?

Ou peut-être est-il cet autre, père canaille un peu trop porté sur la ripaille, la bouteille et la boustifaille, qui piaille, criticaille, vanne et raille sans cesse la maman pouille, qui à elle seule, comme d'habitude, débarbouille, grattouille, épouille et touille, toujours en gazouillant.

J'en étais là de mes interrogations dubitatives, lorsque dans un tintamarre à fendre d'un seul coup le marteau, l'enclume et l'étrier, le réveil en fanfare a sonné.

Une fois ranimée j'avais cependant tout oublié de ce rêve incongru parmi les incongrus.

 

Jusqu'à ce matin, où je t'ai ouvert et me suis laissée happer par le blanc virtuel d'une page blanche qui me narguait...

- le gâteau tourbillon de maman pouille -

Publié dans Cher journal

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Cher journal

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

  Cher journal

 

Cette nouvelle catégorie « Cher journal » est inspirée par un exercice d'écriture sur un site littéraire que je fréquentais naguère.

 

En mémoire du plaisir pris à user de ma plume de cette manière, telle l'écureuil qui sème ses trésors au petit-bonheur-la-chance, j'ai voulu rapporter ici quelques bribes écrites en ces temps-là, afin, aussi, de leur éviter de croupir sottement au fond de sombres oubliettes.

 

Elles sont les premières de ce style, non plus inspirées seulement par ma réalité, mais étoffées d'une fiction brodée avec une gourmandise nouvelle. Une délectation très agréable s'est révélée à cette occasion.

 

En me rappelant le plaisir pris à écrire de la sorte, tricotant l'observable et l'imaginaire dans une envolée magique, moi qui n'ai jamais vraiment perdu le goût des mots dessinés sur la page blanche, je vais essayer ici d'entretenir la flamme et, qui sait, peut-être tenter de la ranimer...

 

Au passage, une pensée affectueuse pour toi, Béa Kimcat avec ton soutien indéfectible, et pour vous tous qui lisez ces lignes.

 

à suivre...

 

Publié dans Cher journal

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Nostalgie d'avril

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

- la clématite -

 - le flambé sur buisson ardent -

- l'iris de mon jardin - 

 - l'oxalis -

- trois roses parmi cent -

- un butineur sachant butiner - 

- encore des roses - 

- la glycine naissante sous le ciel bleu - 

- serait-ce le sedum acre ? - 

Publié dans instantanés

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Vieillir, comme une virgule...

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

Vieillir, c'est accepter de laisser tomber quelques certitudes, en oubliant toutes celles dont les lambeaux ont encombré le chemin.

Vieillir, c'est vivre à pieds joints dans l'instant présent, laissant filer le temps qui passe, quitte à en perdre une certaine mémoire.

Vieillir, c'est se battre encore un peu contre la peur du vide, à corps perdu d'avance.

Vieillir, c'est prendre crescendo goût à la solitude. Lénifiante solitude, loin des vacarmes d'un monde où l'on a jamais vraiment su trouver la bonne place.

Vieillir, c'est gagner en sagesse ce que l'on perd en poésie. Avec l'envie folle, parfois, de se raccrocher à l'irraisonnable, sachant pertinemment qu'il n'est qu'un leurre dans le vertige de la vie.

Vieillir, c'est se remémorer avec tendresse les jours heureux, où pourtant, dans une coin du tableau idyllique, pointait toujours et malgré tout l'ombre d'une inexorable angoisse.

Vieillir, c'est savoir que la dernière page va bientôt se tourner et le livre d'une vie se refermer sans aucune chance de retour à la clé, pour tenter de mieux rejouer la partie.

Bien vieillir, c'est s'acharner à en perdre la raison, à gommer le sentiment d'injustice qui aurait tendance à s'intensifier chaque jour qui passe, tout en cultivant à fond un flamboyant sourire ravageur afin d'illuminer magistralement les derniers instants.

- Un jour naissant -

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Jean Giono, la Rondeur des jours

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

   L'Eau vive. Vol. 1 Rondeur des jours (extrait) 

 

« La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c'est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu'à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. Tous les gens civilisés se représentent le jour comme commençant à l'aube ou un peu après, ou longtemps après, enfin à une heure fixée par le début de leur travail ; qu'il s'allonge à travers leur travail, pendant ce qu'ils appellent “toute la journée” ; puis qu'il finit quand ils ferment les paupières. Ce sont ceux-là qui disent : les jours sont longs.

 

Non, les jours sont ronds.

 

Nous n'allons vers rien, justement parce que nous allons vers tout, et tout est atteint du moment que nous avons tous nos sens prêts à sentir. Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger, de les goûter doucement ou voracement selon notre nature propre, de profiter de tout ce qu'ils contiennent, d'en faire notre chair spirituelle et notre âme, de vivre. Vivre n'a pas d'autre sens que ça.

 

Tout ce que nous propose la civilisation, tout ce qu'elle nous apporte, tout ce qu'elle nous apportera, rien n'est rien si nous ne comprenons pas qu'il est plus émouvant pour chacun de nous de vivre un jour que de réussir en avion le raid sans escales Paris-Paris autour du monde. »

 

(Jean Giono - L'Eau vive. Vol. 1 Rondeur des jours)

  - mon horizon jamais deux fois le même -   

 

 

 

 

 

Publié dans mes coups de coeur

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Du rose et des roses

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

  Du rose et des roses...

 

- pour adoucir le gris des jours de pluie - 

 

(dédicace à tous pour les gentils messages reçus auxquels je n'ai pas encore répondu)

 

Publié dans instantanés

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La compagnie des Petits-pois

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

   La compagnie des Petits-pois

 

Elle fait partie de mes recettes éphémères, jamais refaites deux fois à l'identique. Improvisées au pied-levé, elles me régalent souvent.

 

Après un repérage rapide des moyens du bord - Fi donc des portions prêtes à la dégustation qui se la coulent douce dans le congélateur et autres salades du fond du frigo, toutes bienvenues les jours où manque l'inspiration ! – place à l'improvisation, car il faut satisfaire des papilles qui ont déjà l'eau à la bouche... 

 

Voyons voir quelles provisions sont disponibles pour remplir un plat de deux portions  :

 

  • une bonne poignée de petits-pois congelés qui commencent à trouver le temps long au fond de leur tiroir ;

  • quelques carottes-fanes tendres et dodues prêtes à offrir leurs charmes en rondelles ;

  • deux belles pommes de terre, en rondelles aussi. Ce sera de l’Agatha, choisie pour sa tenue et son fondant gourmand ;

  • la moitié émincée du dernier oignon rouge de l'été, en direct du jardin de ma copine Annie ;

  • une tranche de jambon de pays trop salé qui traîne son désespoir de trouver un jour une assiette accommodante. Elle finira taillée en lardons ;

  • une gousse d'ail écrasée ;

  • une pincée de paprika doux, une autre de curry et encore une autre de curcuma ;

  • et avant d'enfourner, verser sur le tout un bocal de bouillon du dernier tajine d'agneau (*)  + un filet de sauce soja, pour le goût et en guise de sel ;

  • puis, si nécessaire, mouiller d'eau à hauteur et glisser dans le four chaud (180° C) pour environ ¾ d'heure de cuisson.

 

Miam !...

 

(*) Ma petite astuce : lorsque je mijote des ragoûts, avec ou sans viande, je congèle toujours une portion ou deux de sauce. Elle servira à donner un goût incomparable à d'autres préparations : pour y faire gonfler des graines de couscous par exemple, ou encore accommoder un reste de riz blanc, de pâtes, ou comme ici, pour servir de base à ce méli-mélo de légumes au four.

 

 

Publié dans Miam !

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Le ciel en bleu et blanc

Publié le par Katie à l'ombre des mots songeurs

 

La reproduction ici ne vaut pas la vue du sol, cependant je tenais à garder traces de ce ciel apaisé, qui, à la vitesse d'un cheval lancé au galop, se remplissait de nuées échappées d'un trop-plein ouatiné.

 

Publié dans instantanés

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