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Katie, à l'Ombre des Mots Songeurs

Poésie entre vie, couleurs et lumières, entre mes ratures et mes baz'Arts

Au clair d'une lune

Publié le 24 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

    Au clair d'une lune

 

Mon ciel couleur nuits tziganes

doté d'un sommeil sans tain

dérape sur les murs de la chambre

 

Mes jours en suaire diaphane

bouffées de sable filé de blanc

hantent le vide dressé par le vent

 

Dans l'éclat volé au premier soleil

swingue l'or tragique d'un rire insouciant

pur trésor en zigzag tatoué sur ma peau

 

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De rage battue

Publié le 23 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

    De rage battue

 

Emballée d'idées grises

un brouillard ayant tué mon bleu

bras tombés plombe les heures

 

Un parterre de pensées anciennes

en virevoltes et vertiges reviennent

 

Valse lente des feuilles mortes

aux stèles des terreurs

de vivre, d'aimer, d'espérer...

 

De son cercueil la peur impavide

pour avoir épuisé l'espoir

colore d'horreur béante le noir

 

Le cafard a sonné fêlé

s'étouffent mes feulements infimes...

 

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La vie sauvage

Publié le 19 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

    La vie sauvage

 

Nous portons tous des étoiles fichées en plein cœur

étoiles qui vont crescendo ou périclitent

cascades de joyaux purs déboulant une vie

à la bavure du fer brûlant le front

 

Les couleurs viendront plus tard...

 

Celles des jours heureux sans rides

aux yeux d'arc-en-ciel

aux rires tendres et précieux

 

Ailleurs loin là-bas ou plus tard

celles des crachats puant la haine

actes indignes et l'homme cruel

 

Couleurs aux nuances dégradées

où crépitent les peurs

tremblantes d'orages

 

 

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Une phrase culte de film

Publié le 12 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

“Maman disait toujours que la vie c'est comme un boite de chocolat : On ne sait jamais sur quoi on va tomber !”

Forrest Gump

 

 

 

 

                  papillon bleu

 

 

 

 

C’est pour cela que je préfère une boite de marrons glacés. De bonne qualité, cela va de soi !

 

Au début, je veux dire, à cette période de la vie où il semble qu’elle ne réserve que de bonnes surprises, une boite de chocolats est vécue comme une offrande du ciel.

 

D’abord il y a le regard, la délectation du regard. Il traîne d’un bout à l’autre, de haut en bas. Il se rassasie à loisir, frétillant et gourmand. L’heure est magique, l’imagination bât son plein, les papilles en eau, fondent en rêvant de douceurs aux promesses exotiques. L’œil frise d’excitation en suivant les courbes d’un emballage suggestif qui laisse présager de l’extase à foison.

 

Lorsqu’il se pose, ce regard, une fois son choix arrêté, et que se tend une main impatiente, commence le doute...

 

Lancinant, terrible, affreux doute, qui donne à penser que le carré d’en haut, à moins que ce ne soit le rectangle de droite ou encore le cœur d’en bas, est peut-être meilleur que celui en train de fondre sur la langue, sublime pourtant.

 

Alors vite ! Pour savoir, il faut tout goûter.

 

Un après l’autre et ainsi de suite, jusqu’à l’épuisement d’un stock inépuisable par nature.

 

Puis vient l’écœurement, une lourdeur assassine du côté de l’estomac, parfois jusqu'à la gerbe.  

 

Difficile à digérer l’insatisfaction.

 

Finalement, aucun n’a tenu sa promesse. Ni l’amande aguicheuse trônant sur la ganache de l’un, ni la pistache craquant sous la dent dans la rondeur d’un autre, ni le chocolat noir à saveur de fève tonka.

 

C’est bien connu, les meilleurs sont toujours dans la boite du voisin...

   

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Durée indéterminée

Publié le 11 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans À fleur de pensée

 

   Durée indéterminée

 

Je dors, je me lève et j'écris...

 

C'est ainsi que les jours passent et j'aimerais tant

jusqu'à plus soif retenir la vie.

 

 

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Corps et âme

Publié le 9 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

   Corps et âme

 

L'espoir tendrement enveloppé

entre chimères et flopée de vent

fugue émancipé et s'évapore

flouté libre emporté rêve lent

dans un ressac de vagues surannées

mimant l'accord crépusculaire

de ma nuit émerveillée de blanc

 

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Je chante... nouvelle vague ^^

Publié le 9 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Le fil des jours, ma muse

 

Je chante... (nouvelle vague ^^) :

" Utile "

 

que vous retrouverez sur la page ''Je Chante'', en 22ième position

 

Sur les superbes paroles de Julien Clerc et Étienne Roda-Gil :

 

UTILE

"À quoi sert une chanson si elle est désarmée?"
Me disaient des Chiliens, bras ouverts, poings serrés

Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer
Je veux être utile
À vivre et à rêver

 

Comme la lune fidèle à n'importe quel quartier
Je veux être utile à ceux qui m'ont aimé

À ceux qui m'aimeront
Et à ceux qui m'aimaient
Je veux être utile
À vivre et à chanter

 

La, la, la, la....

 

Dans n'importe quel quartier d'une lune perdue
Même si les maîtres parlent et qu'on ne m'entend plus

Même si c'est moi qui chante
À n'importe quel coin de rue
Je veux être utile
À vivre et à rêver

 

La, la, la, la...
 

"À quoi sert une chanson si elle est désarmée?"
Me disaient des Chiliens, bras ouverts, poings serrés

Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer
Je veux être utile
À vivre et à rêver

 

Comme la lune fidèle à n'importe quel quartier
Je veux être utile à ceux qui m'ont aimé

À ceux qui m'aimeront
Et à ceux qui m'aimaient
Je veux être utile
À vivre et à chanter

"À quoi sert une chanson si elle est désarmée?"

 

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Et ron et ron...

Publié le 6 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

    Et ron et ron...

 

Il était une fois, au bal à muses

mis bout à bout mes états d'âme

en douce se mordant la queue

tout à petit patapon

dansent l'horrible ronde

tourbillons et resucées

d'une piètre et lassante prose

 

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La saison rousse

Publié le 4 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans il était une fois...

 

   La saison rousse

 

Il était une fois, l'automne dans ses pénates avachi

larmes en feuilles mortes

susurrant la décadence

lente sous des nappes de pluie

des tombeaux de couleurs à ciel ouvert

sa frime mal fagotée par le vent

dans un souffle rageur signe

la fin flamboyante de l'été

 

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Comme un monologue

Publié le 3 Octobre 2020 par Katie à l'ombre des mots songeurs dans Mes listes à la gomme de charabia

    Comme un monologue

 

Quand rien ne vient mais que l'envie de titiller la page blanche est là, mes listes à la gomme de charabia me servent à voir jusqu'où vont mes limites... Et c'est ainsi, de Charybde en Scylla, que je prends la fuite.

 

 

Pêle-mêle et en vrac, prenant appui sur mon trouble latent qui dure depuis la nuit de mon temps, voici donc quelques bribes d'une même histoire  :

 

- Le froid d'hiver précoce, ses bras sur mon col, les frissons autour,

- les heures malades de l'atout crève-cœur,

- les bruissements d'elle aux abois,

- l'âme au bois tendre, naissance galvaudée,

- des rafales de clavier dans un black-out qui crépite, et dehors le temps lourd,

- des entourloupes interlopes à n'en plus finir,

- les mots piètres qui font flipper et puis flop, et ricochent sur les murs de l'ennui,

- le vide sidéral autour de moi sidérée la bouche ouverte en carpe diem,

- des turbulences déjantées sous une bouffée légère d'overdose,

- voir Venise et soupirer sur le pont devant le crade de ses venelles,

- cheveux défaits et noués du blond au blanc en boucles sur l'oreiller,

- dormir, rêver, blanchir la nuit,

- se frotter aux heures tièdes du soleil sans vouloir éteindre les étoiles,

- sourire émerveillée,

- un rouge trempé au mitan de nulle part,

- l'encre bleue pour enguirlander les poèmes,

- des effluves de roses à damner un saint,

- une peau de zèbre en damier qui ferait rire le diable,

- trois gouttes de miel pour absoudre la blessure,

- les rousseurs de l'automne pour tout oublier...

 

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